Lors de la réunion du groupe national loup qui s’est tenue à Lyon le 8 juin, l’État a annoncé une estimation à 580 spécimens, soit 50 de plus que l’année dernière. « C’est le résultat d’une politique qui est ultra-protectrice vis-à-vis du prédateur, alors que l’on compte toujours plus d’animaux d’élevage prédatés », regrette Claude Font, de la Fédération nationale ovine, qui observe une avancée au sujet de la hausse des prélèvements. Une fois le plafond de 17 % de loups tués atteints, deux paliers de 2 % devraient s’y ajouter. « Le relèvement du plafond se fera sans que les interventions auprès des troupeaux ne soient stoppées », ajoute Claude Font. Seize loups ont été prélevés au 8 juin 2020, contre 39 à la même date en 2019. « Nous déplorons que la consigne ait été donnée aux louvetiers de ralentir leurs interventions au début 2020 en vue de retarder l’atteinte du plafond, souligne Thomas Vernay, de la Confédération paysanne. Alain Pouget, de la Coordination rurale, a demandé des compléments d’information sur la liste des 67 établissements détenteurs de loups captifs. M.-F. M.