Finies, les exigences contradictoires, les aberrations agronomiques, les contrôles tatillons et les sanctions disproportionnées ? C’est une promesse de la future Pac, dont flexibilité et subsidiarité sont les maîtres mots. Phil Hogan a tenté d’en convaincre les ministres européens de l’Agriculture, réunis le 16 juillet.

D’abord, l’adoption par chaque État d’un unique plan stratégique couvrant toute la Pac devrait améliorer la cohérence entre les piliers 1 et 2, et les mesures de marché. Ensuite, les exigences fixées au niveau européen seraient considérablement réduites. Une évolution qui concernera particulièrement le soutien aux jeunes agriculteurs (lire l’encadré) et le volet environnemental.

Largeur de haies

La nouvelle conditionnalité imposera, par exemple, la rotation des cultures, mais la Commission ne fixera plus de nombre minimum de cultures ni de surface minimum ou maximum pour chacune. Aux États de choisir les critères pertinents. De même, Bruxelles ne fixera plus les dimensions maximums des surfaces d’intérêt écologique (haies, etc.). Mais les États devront définir des règles nationales garantissant l’atteinte des objectifs. Elles seront peut-être mieux adaptées au terrain, mais seront-elles moins complexes ?

« Ce n’est pas un transfert de charge vers les États, assure le commissaire européen. À condition que vous maximisiez la flexibilité qui vous est offerte, en ciblant vos interventions. » Bref, il ne promet pas que la simplification sera palpable au niveau national, mais d’ores et déjà, s’en lave les mains.

Bérengère Lafeuille