La FNSEA, la Coordination rurale et le Modef dénoncent une totale incohérence entre l’approbation par l’Assemblée nationale, le 23 juillet, de l’accord du Ceta et le vote, quelques mois plus tôt par ces mêmes députés, de l’article 44 de la loi Alimentation interdisant l’importation de produits agricoles ne respectant pas la réglementation européenne.

« Le gouvernement et sa majorité, pour partie indécise, ont décidé de désavouer les standards de qualité européens ! », fustige la FNSEA, qui regrette « l’indécision des 74 députés qui se sont abstenus ». Lors du vote, 58 députés de la majorité (LREM et Modem) se sont abstenus et 11 ont voté contre.

La Coordination rurale regrette que « tous les efforts d’adaptation » des agriculteurs vers une production de qualité soient remis en cause et craint une baisse du prix de la viande bovine d’environ 16 %, quand les quotas prévus seront atteints. Pour la Confédération paysanne, membre du collectif Stop Ceta, il faudrait « de toute urgence » réguler les échanges mondiaux « au nom du climat, de la santé, de l’emploi, d’une agriculture de qualité, et plus généralement de l’intérêt général ». La balle est maintenant dans le camp des sénateurs.

M. S.