En octobre, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, organisait une première réunion entre syndicats et opérateurs commerciaux pour trouver une solution face à la crise du broutard. Le point d’avancement organisé par le ministre le 11 décembre ne satisfait pas la Fédération nationale bovine (FNB).

Le syndicat s’indigne en effet de la « désinvolture coupable dont font preuve certains acteurs de la filière, y compris coopératifs », qui n’ont « toujours pas apporté le moindre élément de réponse tangible à la baisse des prix injustifiée qu’ils imposent à leurs fournisseurs ».

Pour s’en sortir, la FNB encourage les éleveurs à « reprendre la main sur la commercialisation de leurs animaux », et attend du gouvernement un soutien « fort, concret et déterminé » en faveur de la contractualisation au sein de la filière viande bovine.

Lucie Pouchard

Votre analyse du marché - Bovins maigres

Le marché se tend

Depuis deux semaines, les sorties ont sensiblement progressé, conduisant à un accroissement des exportations vers l’Italie et l’Allemagne. Si ces deux marchés restent demandeurs, les engraisseurs attendent de vider leurs ateliers pour les fêtes de fin d’année. En France, les abatteurs poussent à davantage de mises en place, mais après le coup dur de la crise de Covid-19 l’an dernier, les candidats sont peu nombreux.