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Prison avec sursis pour les antispécistes

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En entrant dans deux élevages, des antispécistes ont entraîné l’étouffement de 1 400 dindes. © Jérôme Chabanne

Après avoir causé la mort par étouffement de 1 400 dindes dans l’Eure, des militants anti-élevage écopent de peines de prison avec sursis.

Le parquet avait requis six mois de prison ferme contre les quatorze militants animalistes de l’association « Boucherie abolition », en septembre. Mais la justice n’a pas suivi.

Le tribunal d’Évreux (Eure) a, en effet, rendu sa décision mardi 5 novembre et condamné les activistes à des peines allant de un à dix mois de prison avec sursis, pour des actions menées au détriment d’élevages.

Ces militants s’étaient introduits dans trois exploitations agricoles, à Beaulieu (Orne), Goussainville (Eure-et-Loir) et Jumelles (Eure), pour « libérer » des volailles et des porcs, le 14 avril 2019 et le 13 décembre 2018. Lors de la seconde action, un mouvement de panique au sein de l’exploitation de l’Eure avait causé la mort par étouffement de 1 400 dindes.

8 678 € de préjudice

Les prévenus sont condamnés pour vol aggravé, violation de domicile ou dégradation du bien d’autrui. Âgés de 25 à 50 ans, ils devront également payer solidairement 8 678 euros de préjudice moral ou matériel aux exploitants et aux salariés concernés.

En septembre dernier, la procureure de la République avait dénoncé « l’indécence » des militants qui « comparent l’élevage à la dictature nazie ». « Les camps de concentration sont toujours là », avait lancé à la barre une prévenue de 25 ans.

Rosanne Aries

Castaner sur le coup

Une cellule spécifique, nommée Déméter, a été créée à la mi-octobre, au sein de la gendarmerie nationale. Sa mission est d’identifier et de poursuivre les auteurs d’intrusions ou d’agressions chez des agriculteurs. Sera aussi jugée comme trouble à l’ordre la préparation des passages à l’acte, a prévenu le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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