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L’avenir de l’Australie passera-t-il par le bio ?

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Avec une surface moyenne de 12 000 hectares, les exploitations australiennes ont la capacité de produire en quantité et de commercialiser leur production à des « prix raisonnables ». © Radius Images / Photononstop

Le pays est le leader mondial des surfaces cultivées en agriculture biologique.

Ici, on ne les appelle pas « fermes » mais « ranches », tant les prairies sont immenses. La surface moyenne par exploitation certifiée en agriculture biologique est de 12 000 hectares ! Avec 27 millions d’hectares cultivés en bio et une augmentation de 23 % des surfaces entre 2015 et 2016, « l’Australie se positionne comme le leader des surfaces cultivées en agriculture biologique dans le monde. La plupart sont des surfaces herbagères extensives du centre du pays, dans l’outback, où seuls les moutons et les bœufs peuvent être élevés », affirme le chercheur australien Tor Hundloe, professeur à l’université du Queensland, reconnu comme le pionnier de l’économie environnementale en Australie.

Sur le plan national, « la demande globale pour le bio est récente », poursuit-il. Selon l’Australian Organic Market Report (1) de 2017, de plus en plus d’acheteurs sont attentifs aux marques de certification biologique, qu’ils voient comme une garantie de l’authenticité. Les fruits et légumes sont les premiers produits achetés par les consommateurs, qui sont aussi de plus en plus friands d’œufs de poules élevées en plein air, dont la demande a augmenté de 10 % entre 2014 et 2016.

Envolée à l’exportation

Un des moteurs de cette envolée du bio est le marché international. Les exportations ont augmenté de 17 % en 2016. « L’Australie est très concentrée sur l’exportation de son agriculture biologique, car nous produisons plus que la demande locale », corrobore Simone Tully, directrice de l’Australian Organic Meats (2).

Après les fruits, le bœuf certifié bio est la production la plus exportée, « majoritairement aux États-Unis, qui achètent de la viande de qualité variée, du plus bas de gamme, pour les hamburgers, au haut de gamme, pour une partie des acheteurs, ainsi qu’au Japon », explique Tor Hundloe.

De nouveaux marchés en Asie centrale et en Amérique du Sud se sont également ouverts pour le pays. Ainsi, deux tiers des exportations agricoles bio sont destinés aux États-Unis, à la Corée du Sud, à la Chine, à Hong Kong et à Singapour.

« L’Australie peut mettre sur le marché du bœuf et de l’agneau bio à un prix raisonnable, grâce à la très grande taille des fermes du pays », assure l’universitaire. Il a la conviction que l’agriculture biologique est le modèle économique et environnemental de l’avenir du pays.

Noémie Debot-Ducloyer, à Brisbane

(1) Rapport annuel sur le marché du bio australien.

(2) Organisme exportateur de viande bovine bio.

7 % des fermes australiennes certifiées bio

Les agriculteurs bio n’ont pas d’aide spécifique de la part de l’État et l’identification des produits bio est récente. L’Australian Certified Bio Organic (ACO) et la NASAA Certified Organic (NCO) sont les organismes principaux de certification. En 2016, 2 075 agriculteurs étaient certifiés bio, ce qui correspond à 7 % des fermes australiennes. La Nouvelle-Galles du Sud comptabilise le plus grand nombre de producteurs certifiés.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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