Le ministre de l’Agriculture a chargé Gilles Vanackere, médiateur de la coopération agricole, de « promouvoir la contractualisation obligatoire des jeunes bovins et broutards, et d’en analyser les freins », indique Culture Viande, le syndicat des entreprises françaises de l’abattage-découpe, dans son flash hebdo publié le 6 août. Nommé récemment à ce poste par décret, Gilles Vanackere doit « identifier avec l’interprofession [du bétail et des viandes] les actions à planifier pour accélérer la mise en place de la contractualisation et proposer un plan d’actions ».

La proposition de loi Egalim 2 prévoit l’entrée en vigueur de la contractualisation obligatoire au plus tard le 1er janvier 2023. Dans sa médiation, Gilles Vanackere doit se pencher sur « des dates de mise en œuvre réalistes de la contractualisation obligatoire à privilégier pour chacun des segments de marché ». Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, l’a également missionné pour émettre un avis sur « les difficultés majeures relevées pour la mise en place de la loi et la façon de les surmonter ».

Lucie Pouchard

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

La demande de fin de mois se replie

Bien que le week-end prolongé de l’Ascension soit une période favorable à la consommation, le commerce pâtit d’un repli de la demande sur cette fin de mois. Les ménages, qui voient leur pouvoir d’achat impacté par l’inflation, se reportent davantage sur des produits bon marché comme le steak haché. Cela conduit à un rétrécissement annoncé des fourchettes de prix entre les réformes laitières et les races à viande d’entrée de gamme.
Votre analyse du marché - Bovins maigres

Echanges fluides

La hausse du prix de l’alimentation du bétail inquiète l’ensemble des filières d’engraissement de jeunes bovins en Europe. Malgré l’augmentation des prix à la vente, les coûts de revient peuvent s’avérer bien plus lourds en fonction des types d’atelier ou de leur grosseur. Sur les marchés, les disponibilités sont réduites en cette semaine perturbée par le jeudi de l’Ascension. La faiblesse des apports facilite les échanges dans les broutards et taurillons charolais d’herbe qui ont repris quelques centimes.