Alors que les mois de mars et avril connaissent habituellement un pic d’installations d’après Jeunes Agriculteurs, cette année, la crise du Covid-19 freine certains à franchir le pas. Confinement oblige, des formations obligatoires ont été annulées et reportées. Toutefois, les points accueil installation, chambres d’agriculture, DDT(M)... « continuent d’assurer leurs missions », rassure Loïc Quellec, vice-président JA chargé du dossier. Ainsi, les installations non aidées pourront aboutir comme à l’accoutumée.

Fractionnement des aides

Dans le cas des installations aidées urgentes, JA a négocié avec le ministère de l’Agriculture un dispositif permettant au jeune de trouver une solution. Si ce dernier n’a pas pu suivre toutes les formations préconisées dans le cadre du plan de professionnalisation personnalisé (PPP), il lui sera possible de demander la capacité professionnelle agricole auprès de sa DDT (M). Les comités d’orientation agricole auront la possibilité de se réunir à distance pour légiférer sur les dossiers et délivrer leur avis consultatif au préfet de département. Le jeune s’engage cependant à suivre l’ensemble des formations préconisées, une fois le confinement levé. L’attribution des aides à l’installation sera alors fractionnée de la façon suivante : 40 % à l’installation, 40 % une fois l’ensemble des formations du PPP suivies et 20 % à la fin du plan d’entreprise.

Le syndicat poursuit les négociations avec le ministère, notamment pour prolonger la durée des agréments PPP. L’instruction technique ministérielle est prévue dans les jours à venir.

A. Gambarini