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Moins de cancers chez les agriculteurs

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Les 180 000 agriculteurs étudiés ont une mortalité inférieure de 25 % à celle de la population générale. © Sébastien Champion

Les agriculteurs développent moins de cancers que la population générale, confirment à nouveau l’étude Agrican.

Non, les agriculteurs ne sont pas plus touchés par les cancers que le reste de la population. Et s’ils en sont moins affectés, ils présentent en plus, de façon générale, une espérance de vie plus longue, selon les derniers résultats de l’enquête Agrican, parus le 25 novembre. Ces conclusions confirment ainsi celles des deux précédents bulletins émis depuis le lancement du projet en 2005.

La plus vaste étude épidémiologique menée sur les cancers en milieu professionnel agricole, auprès de 180 000 affiliés de la Mutualité sociale agricole (MSA), traite de la survenue des cancers chez les agriculteurs, mais cherche aussi à identifier leur lien avec des expositions professionnelles, telles que celles aux pesticides. Plus affinés que dans les précédentes éditions, les résultats montrent que sur les 43 cancers étudiés, six affectent davantage le monde agricole, dont au moins trois de manière nouvelle : les cancers de la prostate, du sang (lymphomes) et des lèvres. L’étude suggère un lien entre certains de ces cancers et l’exposition à des pesticides (surtout les organophosphorés et les carbamates). Mais si la relation causale est prouvée dans certains cas, note l’étude, le flou demeure quant au type de molécules concernées.

Rosanne Aries

Repérer le risque chimique

« Face à une molécule dangereuse, un utilisateur maîtrise son risque s’il maîtrise son exposition », souligne le docteur Gérard Bernadac, en charge du risque chimique à la Caisse centrale de la MSA (engagée dans le projet Agrican depuis 2005). De nouvelles fiches d’aide au repérage du risque chimique, éditée par la MSA, paraîtront d’ici à la fin de l’année : « Elles seront une aide à la décision pour l’agriculteur afin de lui permettre de substituer les produits les plus dangereux », explique le docteur Patrice Heurtaut, directeur de la santé sécurité au travail de la MSA.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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