Le constat est partagé par les ministres européens de l’Agriculture réunis à Bratislava (Slovaquie) les 12 et 13 septembre : il faut renforcer la position des producteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire et améliorer la transparence sur les marchés. Plusieurs pays, dont la France, ont insisté sur la nécessité de recueillir des données sur la formation des prix et des marges d es différents maillons de la chaîne.

Recherche de compétitivité

« C’est seulement ainsi que nous rendront notre agriculture et nos producteurs compétitifs », a souligné Gabriela Matecna, la ministre slovaque, dont le pays assure la présidence de l’Union jusqu’à la fin de l’année. Mais les Vingt-Huit sont divisés sur les solutions à mettre en place au niveau européen pour lutter contre les pratiques déloyales, une vingtaine d’États ayant déjà des dispositifs au niveau national.

La Commission européenne n’entend pas baisser les bras sur le dossier de la compétitivité. « En plus des solutions de court terme à la crise agricole, nous devons également nous concentrer sur la recherche de solutions de long terme, qui permettront d’améliorer la situation des agriculteurs de manière structurelle », a déclaré Phil Hogan, le commissaire européen en charge de l’agriculture.

Arielle Delest