Sharka, fièvre catarrhale ovine (FCO), méloidogynes, feu bactérien, botulisme, brucellose porcine… Depuis 2013, le Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE) accompagne financièrement les exploitations touchées par les crises sanitaires.

« Nous donnons les moyens d’immobiliser les bêtes ou les productions dès les signes d’alerte », explique le président du fonds, Joël Limouzin, à l’occasion d’une conférence de presse à Paris le 19 juin. Une initiative française qui pourrait être mise à mal dès cette année. « Un règlement européen pourrait diminuer les montants accordés à certaines crises, comme la paratuberculose des ruminants », s’inquiète le président du fonds.

Des catégoriesde risques nouvelles

La Commission va dévoiler en 2018 une nouvelle catégorisation de maladies, qui remplacera les classes actuelles. Mais les états membres n’ont pas les mêmes priorités : « La peste porcine africaine, par exemple, est un fléau en Allemagne. Les Scandinaves, eux, relativisent. »

Autre différend avec la Commission : Bruxelles n’intervient jamais avant l’incendie. « Il faut justifier de 30 % de pertes pour activer le cofinancement Feader (1). En deçà, pas d’indemnisation. » La nouvelle Pac serait une occasion de faire sauter ce verrou, et de mieux utiliser les fonds dédiés au développement rural.

Ivan Logvenoff

(1) Le Fonds européen agricole pour le développement rural.