Réagissant à cette nouvelle carte, la FNSEA et JA considèrent qu’elle « exclut encore trop de zones du dispositif et les solutions pour les accompagner ne sont pas suffisantes. Les agriculteurs qui vont perdre les aides ne peuvent se contenter de réflexion ou de promesses d’engagements. Ils attendent du concret. »

Les deux syndicats soulignent en particulier le cas des zones intermédiaires qui « méritent de retrouver un avenir et les agriculteurs qui font vivre ces zones rurales ont besoin de visibilité. Les groupes de réflexion annoncés doivent se réunir de toute urgence et intégrer les professionnels et les conseillers régionaux. »

Dans un communiqué diffusé le 21 février 2018, la Coordination rurale dénonce l’abandon des agriculteurs par le gouvernement français. Elle vise l’Union européenne qui obligerait la France « à ne plus considérer certains de ses territoires réellement handicapés comme tels ».

Le syndicat estime que les mesures d’accompagnement seront insuffisantes et demande à nouveau à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, « de prélever sur son budget l’enveloppe nécessaire pour assurer la couverture de ces handicaps naturels ».

De son côté, la Confédération paysanne estime que « les paysannes et paysans ont besoin d’une aide ciblée pour le maintien de l’élevage, avec une incitation à la transition. Les outils proposés sont les MAEC systèmes ciblées sur l’élevage. Encore faut-il que l’État s’en donne les moyens financiers en prenant la décision politique qui s’impose : un transfert conséquent entre le premier et le second pilier de la Pac. »