Céréalier à Crottes-en-Pithiverais (Loiret), Benoît Ferrière produit du blé tendre, du blé dur, du seigle, de l’orge de printemps, du colza, du maïs, des pommes de terre, des oignons, des betteraves et des porte-graines sur 185 ha répartis sur deux sites. En parallèle, il est président d’une coopérative, administrateur d’une sucrerie et élu à la chambre d’agriculture du Loiret. Benoît Ferrière doit souvent absenter. Il a eu besoin de recruter un salarié pour le seconder. Il expose les trois points importants de sa démarche de recrutement.

Hiérarchiser les compétences recherchées

Benoît Ferrière a procédé de manière méthodique pour recruter. « Quand on veut embaucher, il est important tout d’abord de mettre sur papier toutes les qualités attendues du futur salarié », explique-t-il. Il faut aussi les hiérarchiser. Pour l’agriculteur, c’est l’autonomie qui s’imposait. « Souvent absent, il est impératif pour moi que mon salarié puisse se débrouiller seul. »

La deuxième compétence recherchée relevait de la capacité du salarié à entretenir et réparer le matériel agricole. S’il devait aussi être en mesure d’assurer les travaux dans les champs, pour Benoît Ferrière, ses connaissances en machinisme étaient prioritaires.

Pour son recrutement, Benoît Ferrière a fait appel à l’Association des salariés agricoles pour la vulgarisation du progrès agricole du Loiret (Asavpa) : « Quand on passe par des sites comme Pôle Emploi, on ne reçoit par forcément des curriculum vitae adaptés au profil recherché. C’est pourquoi je me suis adressé directement à l’Asavpa qui cible nettement mieux les candidatures. » Et ce fut le cas puisque rapidement, l’agriculteur a pu embaucher en janvier 2019, Samuel Régnier qui répondait à tous ses critères. Il a aussi pu valider ses compétences en mécanique dès le départ, en raison de la période propice à l’entretien du matériel.

Communiquer par écrit

Le duo fonctionne bien aujourd’hui. En raison des engagements de Benoît Ferrière à l’extérieur de l’exploitation, il est aussi très organisé et privilégie l’écrit pour échanger. C’est le meilleur moyen, selon eux, de se prémunir d’éventuelles incompréhensions ou malentendus.

Concernant le dosage des produits phytosanitaires, des semences, les surfaces concernées, tout est écrit. Quand Benoît Ferrière s’absente, il laisse une fiche avec les différentes tâches pour la ou les journées à venir. Les missions sont listées par ordre de priorité.

Le chef d’exploitation et son salarié ont aussi beaucoup recours aux SMS. Là aussi, la précision et la clarté de l’information sont recherchées par l’agriculteur pour le salarié qui, en retour, utilise la même voie pour rendre compte du travail réaliser et, à l’occasion, demander de l’aide en cas de problème.

Dès lors qu’ils sont en présence, la communication orale prend le pas sur l’écrit entre les deux hommes. Aujourd’hui, l’exploitation tourne bien et Benoît Ferrière estime qu’il peut désormais assumer sereinement ses responsabilités à l’extérieur.

Renaud d’Hardivilliers