Le manque de chauffeurs routiers tend à devenir structurel depuis la crise de 2008, qui a dégradé les perspectives dans ce métier. Si bien que « d’après une étude de la Fédération nationale du transport routier, il manquait, en août 2017, 50 000 chauffeurs routiers pour satisfaire la demande et en 2021, il en manquera 200 000, détaille Emmanuelle Blanchet, présidente des transports Blanchet. En plus de ces difficultés de recrutement, nous avons eu un mois et demi de navigation impraticable sur l’axe Seine, en raison du niveau des eaux, et nous devons faire face à un manque de cales en transport fluvial depuis la moisson de 2016, où beaucoup d’opérateurs se sont détournés des céréales. »