Dans un communiqué, la Confédération Paysanne dénonce « un jeu gagnant pour les assureurs, les agriculteurs les plus nantis, l’amont et l’aval de la filière, mais perdant pour le monde paysan ». Le syndicat déplore que les cultures non-assurables « déjà mal couvertes par les calamités » ne puissent pas bénéficier de cette réforme. « Cette moitié délaissée […] n’aura même plus aucun accès aux aides à l’investissement », souligne le syndicat.

La Conf’craint également une spécialisation du territoire « en fonction de leurs avantages climatiques », qui induira « tous les problèmes connus de la spécialisation, comme l’écoulement des productions, les pollutions induites, la délocalisation des produits,… »

Un budget plus ambitieux pour l’APCA, la FNSEA et JA

De leur côté, FNSEA, JA et APCA disent souscrire à l’articulation entre agriculteurs, assureurs et État pour porter le risque climatique. Ils rappellent également l’importance d’une gestion « transparente » de l’offre assurantielle et appellent les ministres à « revoir leurs ambitions » en termes de budget dédié à la solidarité nationale.

Désengagement de l’Etat pour la CR

Pour la Coordination rurale, les préconisations du député conduisent à alourdir les charges pour les agriculteurs. Le recours à l’assurance privée avec un taux de franchise de 25 % n’est pas rentable, selon le syndicat. Comme la Confédération paysanne, la Coordination rurale déplore aussi la suppression des indemnisations publiques pour les non-assurés. Le syndicat demande le plein développement des outils de prévention des risques.