La destruction mécanique de repousses, d’adventices ou de couverts végétaux est une opération de travail du sol spécifique qui nécessite un outil approprié ainsi que des conditions météorologiques adéquates.

Deux solutions principales s’offrent à l’agriculteur : le scalpage ou la découpe aérienne. Le scalpage sectionne la plante au niveau de ses racines pour qu’elle sèche et meure. La découpe des parties aériennes fragilise la plante pour la détruire avec l’aide du gel.

Commençons par le scalpage. Les plantes déracinées se dessèchent relativement facilement lorsqu’elles n’ont plus accès à l’eau. Moins la terre adhère aux racines, plus le scalpage est proche du plateau de tallage, plus sa destruction est certaine.

Cela signifie qu’il faut couper sur toute la surface travaillée de manière aussi plane que possible et à très faible profondeur. L’avantage est que cette action nécessite peu de puissance de traction. L’inconvénient réside dans le fait que plus le terrain est dénivelé, plus il faudra travailler en profondeur et moins le succès de la destruction est assuré. Dans ce cas précis, un premier passage très superficiel et un second un peu plus en profondeur pour atteindre les cibles manquées au premier passage est une solution.

Travail de scalpage à plat du Finer SL – Le nivellement de la parcelle est un élément primordial pour réussir un travail à très faible profondeur.

Attention à ne pas remettre les plantes en situation de repiquage ! Le rouleau de la machine peut devenir une contrainte. Il faut complémenter la machine avec une herse arrière pour réussir à ne pas repiquer les adventices.

Sur les machines équipées d’un rouleau, l’option herse arrière permet de gérer de manière efficace le problème de repiquage.

Enfin, ce sont les conditions météorologiques suivant l’intervention qui vont conditionner la réussite de l’opération. Il faut viser des conditions sèches ou asséchantes. Aucune précipitation, une température élevée, une hygrométrie faible et du vent sont des facteurs qui vont assurer la réussite de ce type de travail du sol spécifique.

La deuxième solution de destruction mécanique des repousses est la découpe des parties aériennes de la plante par un rouleau à couteaux.

Plutôt choisi pour la destruction des couverts en fin de saison, ce travail s’accompagne de l’action du gel pour détruire complètement la végétation. Ici, l’objectif est de conserver la structure du sol qui a été créée par les racines du couvert. Le sol est travaillé au minimum. Seules les plantes sont impactées.

Le rouleau couteaux du HORSCH Joker RT permet de réaliser la destruction mécanique d’un couvert sans travail du sol.

Techniquement, deux machines sont adaptées à ce type de travail : le HORSCH Joker RT équipé du rouleau à couteaux permet de faire un travail très superficiel en réglant la profondeur de travail du Joker au minimum et en ne faisant travailler que le rouleau à couteaux. Le deuxième outil est le Cultro TC, un outil spécifique à ce type de travaux. Ces deux rouleaux à couteaux successifs permettent de détruire efficacement couverts ou résidus de récolte comme les cannes de tournesol par exemple.

La réussite d’un passage de rouleau couteaux est très liée à trois facteurs. Tout d’abord, la vitesse d’avancement : plus elle est importante, plus le rouleau tournera vite et viendra découper efficacement la culture en place. Les essais menés chez HORSCH montrent qu’il faut au minimum 15 km/h pour obtenir un travail efficace et que les meilleurs résultats sont obtenus au-delà de 20 km/h.

L’autre clé de la réussite est d’avoir un sol non travaillé. En effet, pour avoir l’effet découpe, la lame du rouleau couteaux a besoin d’une contre lame constituée par le sol. Afin de visualiser l’utilité d’un sol non travaillé sur un travail de découpe, il suffit de se mettre en tête la métaphore d’une baguette de pain coupée. S’il est plus facile de découper sa baguette de pain sur une planche que sur un oreiller il en est de même pour un couvert végétal qui sera beaucoup plus facile à découper au premier passage sur un sol rappuyé.

Enfin, la destruction complète de la plante, suivant la composition florale du couvert, ne sera effective qu’à l’apparition du gel qui éclatera ses cellules.

Horsch

 

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