Elles sont nombreuses, les exploitations où l’on ne sait plus où donner de la tête. Agrandissement de cheptel, reprise de terres, départ en retraite non remplacé, les causes de ce surcroît de travail sont multiples. Externaliser ses travaux de culture peut être une alternative pertinente au recrutement de salarié. C’est ce qu’a choisi Jean-Pierre, salarié d’une banque en Seine-Maritime (1). Linkinfarm réalise le travail à façon sur 35 hectares de sa SAU. « J’avais envisagé d’embaucher un chef de cultures, mais cela aurait été trop lourd à supporter compte tenu des remboursements d’emprunts à ma banque. Si je n’avais pas fait appel à Linkinfarm, j’aurais été dans l’impasse, j’aurais dû faire de l’herbe et cela aurait été ingérable au niveau travail ».

Cette solution clé en main de la start-up normande est particulièrement adaptée à ceux qui souhaiteraient se concentrer sur leur élevage, ou qui voudraient créer un atelier de transformation par exemple.

Assurer la meilleure rentabilité possible

Linkinfarm réalise le travail à façon de A à Z, et c’est la seule entreprise à proposer un tel service clé en main : coordination, achats d’intrants, stratégie culturale, suivi des cultures et administratif, et bien sûr récolte. Chez Jean-Pierre, elle lui a permis par exemple de valoriser des terres compliquées, difficiles à exploiter : «J’ai une parcelle qui est en forte pente qui exigeait du matériel spécifique, j’ai pu la conserver en cultures grâce à Linkinfarm, on utilise un pulvé automoteur avec un écartement de roues qui évite le renversement de la machine».

«Je n’ai qu’un seul interlocuteur, c’est le chef de culture salarié de Linkinfarm », raconte Jean-Pierre. Il fait son tour de plaine, c’est lui qui voit avec ma coopérative pour m’approvisionner en produits si besoin ». L’assolement est décidé en concertation. « Nous faisons toutes les analyses de terres, nous disséquons les coûts de charges de mécanisation pour assurer la meilleure rentabilité possible des terres, explique le président et co-fondateur de Linkinfarm Philippe Fournier. Il y a dans notre logiciel un calcul instantané de la marge, on peut donc avant même d’acheter le moindre intrant, analyser la valeur économique de telle ou telle culture sur une parcelle donnée ». Si le potentiel du sol est faible pour un blé dont le prix serait lui aussi faible, le chef de culture peut proposer un autre scénario plus rentable. Une culture à plus forte valeur ajoutée par exemple. « J’avais un agri dans l’Eure qui avait du mal à dégager de la marge avec des cultures conventionnelles, et on a décidé d’implanter des haricots secs sur sept hectares, raconte Ludovic Clément, chef de cultures de Linkinfarm. Dans le Calvados, on a intégré une vingtaine d’hectares de pois chiches ». Des cultures souvent très techniques qui ne sont pas forcément à la portée de tous. L’expertise de Ludovic Clément est donc précieuse, pour se lancer.

800 ETA partenaires

Le chef de culture, c’est l’un des trois piliers de Linkinfarm. C’est lui qui assure le suivi des itinéraires techniques et qui contacte les entreprises de travaux agricoles (ETA) de son réseau pour les différentes interventions. Le logiciel développé par la start-up, qui permet de calculer les marges en amont, est un autre atout majeur de Linkinfarm. Son troisième pilier est le réseau de huit cents ETA partenaires, qui permet d’organiser les chantiers au meilleur moment, avec le matériel le plus adapté, et au coût le plus juste.

L’agriculteur reçoit les appels de fonds tous les trois mois sur la plateforme de Linkinfarm, qui correspondent aux prévisions de charges ; travaux des ETA, éventuels achats d’intrants et frais Linkinfarm. Le forfait de gérance fixé par la start-up s’élève à cent euros par hectare pour les céréales ou oléo-protéagineux, et jusqu’à 250 euros pour des cultures spécifiques à plus forte valeur ajoutée. Le contrat de travail à façon est signé pour une durée de trois ans avec tacite reconduction, mais peut être arrêté chaque année en cas de besoin s’il est dénoncé avant la date anniversaire.

« Notre unique intérêt, d’un point de vue économique, c’est que cela soit rentable », insiste Philippe Fournier. « Je ne sais pas si mes cultures déléguées à Linkinfarm seront rémunératrices, c’est trop tôt pour le savoir, mais ça s’annonce bien, anticipe Jean-Pierre. Pour l’instant je suis content du suivi, l’entreprise est sérieuse ».

(1)Le prénom a été modifié pour respecter son anonymat

Publi-rédactionnel rédigé par LINKINFARM