Loin d’être négligeable, une bonne gestion des pneus de tracteur peut permettre de faire une économie annuelle de l’ordre de plusieurs milliers d’euros. Certains diront qu’il suffit d’équiper ses machines de pneus discount ou bas de gamme, voire d’occasion. Ce n’est pas tout à fait faux mais cette stratégie n’est pas sans risque. Et pour cause, sur un pneu usé ou bas de gamme, les barrettes n’ont pas le même rendement que sur un pneu de qualité. Si elles sont usées ou mal conçues, il y a fort à parier que l’effort de traction du tracteur sera plus important, donc le risque de patinage élevé pour une surconsommation pouvant aller jusqu’à 20 %. Et cela, sans compter l’usure prématurée des pneumatiques.

Traquer le patinage excessif

Le patinage n’est pas forcément un ennemi à condition qu’il soit modéré et surtout sous contrôle. Dans les faits, il est même indispensable pour permettre à la machine un effort de traction satisfaisant. Un patinage excessif se repère d’un simple coup d’œil. Astuce de pro, avant de procéder à des mesures plus « scientifiques » : les experts BestDrive observent les empreintes laissées par les barrettes dans un terrain boueux. Si celles-ci impriment de façon diffuse leurs marques ou si l’empreinte est plus large que le réel, il est fort probable qu’il y ait surpatinage.

Il est également possible de calculer le taux de patinage. Pour ce faire, demandez à quelqu’un de compter le nombre de tours de roue alors que vous roulez sur une centaine de mètres. Calculez ensuite le nombre de tours théorique (100/circonférence de la roue) et appliquez la formule suivante :

Taux de patinage = (nombre de tours réel — nombre de tours théorique) x 100/nombre de tours réel

Si le résultat se situe entre 12 et 15 %, tout va bien. Dans le cas contraire, c’est que vous n’utilisez pas les bons pneus ou, tout du moins, pas la bonne pression.

Et la pression ?

« La pression, c’est la base », dit-on chez BestDrive. Un pneu surgonflé provoque une pression trop importante sur le sol avec un risque de tassement. Sous-gonflé, le pneu s’usera beaucoup plus vite. Malheureusement, contrairement à une automobile, la pression idéale d’un pneu de tracteur varie en fonction de la nature du terrain et du type de travaux. Il faut donc sans cesse la réajuster.

Selon le type d’exploitation, les pneus basse pression, voire un équipement de télégonflage sont des options à étudier très sérieusement. Le coût n’est certes pas neutre mais il faut le considérer comme un investissement, à rentabiliser.

BestDrive

 

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