Ce n’est sans doute pas un hasard si de plus en plus d’exploitations en France sous-traitent leurs travaux de cultures. On en compte deux fois plus qu’il y a vingt ans, et la tendance devrait se confirmer dans les années à venir. Plus de deux agriculteurs sur trois partiront à la retraite dans les dix ans. Ceux qui ne trouvent pas de repreneur sont de plus en plus tentés par l’externalisation de certains travaux. Les avantages ne manquent pas : cela permet de diminuer les investissements de l’exploitation tout en optimisant son temps de travail, mais c’est aussi l’occasion de gagner en technicité. Les entreprises de travaux agricoles (ETA) disposent en effet d’équipements de précision et de haute technologie.

Huit cents ETA partenaires

Linkinfarm propose d’aller un peu plus loin dans cette logique. La petite entreprise normande est la seule à proposer depuis peu un service complet de conduite des cultures du semis à la récolte : travaux agricoles, coordination, gestion des intrants et récolte, stratégie culturale, suivi administratif, et même financement et assurance. Tout cela repose sur trois piliers : un chef de culture expérimenté, un réseau de plus de huit cents ETA partenaires et un logiciel développé par la start-up pour assurer le suivi et calculer la rentabilité des cultures. Ces trois éléments permettent une vraie valeur ajoutée, et donc des marges. « Notre unique intérêt d’un point de vue économique, c’est que ce soit rentable », fait valoir le président et co-fondateur Philippe Fournier. Tout commence par un diagnostic : « Avant même d’acheter le moindre intrant, on analyse la valeur économique de chaque culture que l’on pourrait implanter, on met tout l’itinéraire technique dans notre logiciel, la somme des interventions à l’hectare, le potentiel de la parcelle, le prix de vente possible, ce qui nous permet de connaître les marges avant de nous lancer ». C’est ainsi que « chez des agriculteurs qui avaient du mal à dégager de la marge avec des cultures conventionnelles, on a décidé d’implanter des haricots secs sur une parcelle de sept hectares par exemple », raconte le chef de culture salarié de Linkinfarm, Ludovic Clément.

Suivi en temps réel sur l’interface web

L’assolement et l’itinéraire techniques sont définis en concertation avec l’agriculteur. Le chef de culture coordonne ensuite l’ensemble des interventions. C’est lui qui assure les tours de plaine, qui commande les intrants, qui donne les ordres d’intervention aux ETA qu’il sollicite. « De la préparation des sols à la récolte, je me déplace sur la parcelle dès que nécessaire, témoigne Ludovic Clément. Mon objectif, c’est que les terres soient cultivées de manière optimale ». Pour cela, il faut intervenir au bon moment, mais également avec le matériel le plus adapté possible, surtout lorsqu’il s‘agit de cultures spécifiques. Le réseau dense d’ETA partenaires permet d’avoir la bonne machine au bon moment, adaptée aux conditions du jour, et au coût le plus juste.

L’agriculteur peut de son côté suivre l’ensemble des travaux réalisés et les comptes rendus de tours de plaine sur une interface web. Il peut aussi y retrouver tous ses budgets, prévisionnel et réel. S’il veut s’impliquer davantage, Linkinfarm s’adapte. « On se plie aux souhaits de l’agriculteur, on peut s’occuper de tout de A à Z, mais on peut aussi travailler avec lui sur les tours de plaine ou dans les itinéraires culturaux, détaille Philippe Fournier. On peut par exemple laisser le labour s’il veut le faire ».

Cent euros par hectare

Le travail de gestion et de coordination pour ce travail à façon est facturé par Linkinfarm à 100€/ha pour les grandes cultures conventionnelles et jusqu’à 250€ pour des cultures spécifiques comme les pommes de terre, endives ou oignons. Quant aux prix des interventions, ils sont facturés à l’exploitant au coût réel. Le contrat type de travail à façon dure en général trois ans avec tacite reconduction. Il peut toutefois être arrêté chaque année en cas de besoin, s’il est dénoncé avant la date anniversaire.

Publi-rédactionnel rédigé par Linkinfarm