Pour respecter le bien-être de ses animaux, la première étape est de leur fournir un lieu de vie adapté et confortable. Qu’il les héberge seulement pendant les mois d’hiver ou toute l’année, le bâtiment doit les protéger du stress thermique, du froid mais également de la chaleur. Une ventilation adaptée et une clarté suffisante garantissent une ambiance saine. Enfin, les effectifs et la capacité du bâtiment doivent être concordants, pour que chaque animal se sente libre d’accéder à l’eau, à l’alimentation et de se coucher.

La qualité des sols, elle, a une incidence sur l’assurance des bovins dans leurs déplacements. Elle joue également sur la santé des pieds. Des sols trop abrasifs, des bordures saillantes augmentent le risque de blessures et de boiteries. L’humidité et les défauts d’hygiène favorisent la multiplication des bactéries à l’origine de certaines maladies des pieds.

Un endroit confortable pour se reposer

Entre le repos et la rumination, une vache passe près de la moitié de son temps allongée. Il est primordial de préserver ce temps de repos pour la production laitière car, en position allongée, le débit sanguin mammaire augmente de 25 à 50 %. Aire paillée ou logettes, il faut que tous les animaux disposent d’un couchage confortable, propre et sec. Sur une aire paillée, il faut compter de 6,5 à 8 m² par animal. Paille ou sciure, différents matériaux peuvent servir de litière, du moment qu’ils sont secs et sains. En grands troupeaux, l’espace nécessaire peut être un facteur limitant. L’aire paillée sera alors réservée aux taries. Plus simples à gérer en termes d’organisation du travail et de propreté, les logettes se déclinent en plusieurs modèles : surélevées ou creuses, avec paillage, tapis ou matelas. Attention à les dimensionner selon les plus grands gabarits du troupeau.

Manger et boire dans le calme

L’alimentation et l’abreuvement doivent être facilement accessibles pour toutes les vaches, quel que soit leur statut dans le troupeau. Une vache passe, en moyenne, 5 heures par jour à l’auge. Une place par vache n’est nécessaire qu’en cas de distribution individualisée de compléments ou de limitation du temps. Avec une table d’alimentation simple, il faut compter 70 cm par vache. Un décalage de 10 à 15 cm entre le fond de l’auge et le sol de la stabulation favorise la salivation.

Les vaches, surtout laitières, boivent beaucoup et souvent, avec un pic de consommation après la traite. Il faut compter un abreuvoir individuel pour 15 vaches et 15 cm par vache dans le cas de grands bacs. Un espace de 3 à 4 mètres autour des abreuvoirs évite les bousculades et permet aux dominées d’approcher sans crainte.

Une traite respectueuse

Plus que du choix du matériel, le bien-être de la vache lors de la traite dépend de la qualité des réglages de l’installation, à vérifier tous les ans. S’ils sont inadaptés, le rythme des pulsations et le niveau de vide agressent la mamelle et peuvent causer des blessures sur les trayons. Il faut éviter la surtraite, cause principale d’hyperkératose. Enfin, il faut laisser le niveau de vide descendre complètement avant de retirer les faisceaux trayeurs. En complément, une hygiène irréprochable protégera la peau des trayons et limitera les contaminations.

Vivre comme un bovin

Même en bâtiment, le respect du bien-être des bovins implique de leur laisser la possibilité d’exprimer les comportements normaux de leur espèce. Grégaires, les bovins ont besoin de contacts, de se voir, de se lécher. L’isolement sera réservé aux cas de maladies contagieuses et un contact, au moins visuel, sera maintenu depuis le box de vêlage. Pour les plus jeunes, si les premières semaines la case individuelle facile l’allaitement et la mise en place de l’immunité, au plus tard à leur 8e semaine, les individus du même âge se partageront un logement collectif.

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