Voilà des années que Jacqueline (1) souffre de problèmes de dos. Mais avec le temps, sa santé s’est dégradée. Alors elle a décidé récemment d’externaliser une partie du travail. « C’est extrêmement douloureux de faire du tracteur », soupire l’agricultrice du Calvados. Elle conserve l’activité maraîchage sur trois hectares. Les vingt autres, affectés aux grandes cultures, elle les confie à Linkinfarm. La petite entreprise normande s’occupe de tout de A à Z. « Linkinfarm commande mes semences, les sème, prépare les terres, fait les traitements et la récolte ». Le chef de culture de Linkinfarm, Ludovic Clément, a organisé son assolement : « Mes terres devenaient un peu sales, je ne savais pas du tout ce que j’allais faire, il m’a guidé, on a décidé de faire du pois chiche et de l’orge ».

Même chose à Livry chez Nathalie Renard qui a fait appel à Linkinfarm après la mort de son mari. « Moi je n’ai pas la compétence pour gérer les cultures, je leur ai laissé carte blanche pour mes 82 hectares ». « Il s’occupe de voir s’il y a des limaces, de vérifier le stade de pousse, s’il y a des maladies, je n’ai pas besoin de me préoccuper de savoir s’il va pleuvoir demain ou non ! »

Le service proposé est toujours à la carte. « On s’adapte aux volontés de l’agriculteur, précise Philippe Fournier. S’il veut à un moment se remettre à faire une partie des travaux, c’est possible. S’il veut faire le labour et laisser le reste, c’est possible, ce qu’il faut c’est que le client y trouve son compte ».

« Notre intérêt c’est que ce soit rentable »

Le défi de Ludovic Clément, c’est bien sûr de réussir son itinéraire cultural, mais surtout de dégager de la marge. « Notre principal intérêt, c’est que ce soit rentable », résume le président et co-fondateur de Linkinfarm Philippe Fournier. La start-up a développé un logiciel qui permet de suivre les cultures et calculer la marge possible en fonction de nombreux paramètres : charges de mécanisation, coûts des intrants ou encore prix de vente des cultures, mais aussi le potentiel des terres, qui est une variable importante. « C’est un calcul instantané, explique Philippe Fournier. On peut donc, avant même d’acheter le moindre intrant, analyser la valeur économique de telle ou telle culture ».

L’agriculteur choisit avec le chef de culture ses semences et ses intrants, ses fournisseurs et ses clients. C’est ainsi que les pois chiches de Jacqueline seront vendus à un négociant et non à sa coopérative. « Il a négocié au plus fort », se réjouit-elle. Tous les chantiers sont assurés par des Entreprises de travaux agricoles (ETA). Linkinfarm dispose d’un réseau de quelque huit cents partenaires en France. Un large éventail qui lui permet de faire réaliser des chantiers au bon moment, avec le matériel le plus adéquat et au prix le plus juste.

Le réseau, l’expertise du chef de culture et l’efficacité du logiciel, voilà les principaux atouts de la start-up.

Cent euros par l’hectare

Les agriculteurs peuvent suivre leurs cultures en temps réel sur le site internet : achats d’intrants, traitements effectués etc. « Pour le suivi d’une culture, de la préparation du sol à la récolte, je me rends sur place dès que nécessaire», évalue Ludovic Clément. Il passe les commandes d’intrants selon les choix de l’agriculteur et les factures sont ensuite adressées directement à l’agriculteur. Tous les trois mois, ce dernier reçoit aussi des appels de fonds de Linkinfarm pour payer les chantiers réalisés par les ETA.

La start-up facture sa prestation 100€/ha pour les grandes cultures conventionnelles et jusqu’à 250€ pour des cultures plus spécialisées de type pommes de terre ou oignons.

Le contrat de travail à façon est signé pour une durée de trois ans avec tacite reconduction. Il peut toutefois être arrêté chaque année, en cas de besoin, s’il est dénoncé avant la date anniversaire.

« Linkinfarm m’a sauvé la mise ! souffle Nathalie Renard. Cela me permet de dormir tranquillement et d’être sereine ». Son exploitation était en difficulté, cette gestion des terres devrait lui permettre de progressivement redresser la tête.

(1) le nom a été modifié pour protéger l’anonymat

Publi-rédactionnel rédigé par LINKINFARM