« Les débits engendrés par ces épisodes pluvieux sont conséquents. Sur la station de Marmande, par exemple, un pic de 6 000 m3/s a été observé au 4 février. Les volumes générés du 30 janvier au 5 février sont de plus de 1 500 millions de m3 (Mm3), dont plus 200 Mm3 déversés sur les plaines de Garonne. Les nappes auront refait le plein complet, pour 40 Mm3. Face à ce phénomène, ni les sols, ni les zones humides, ni les réserves n’ont la capacité de stockage suffisante et cette eau en surplus finira à l’estuaire ou l’océan. Pour limiter les impacts à l’avenir, il est nécessaire de revoir la directive cadre sur l’eau, dont les règles ne sont pas adaptées aux problématiques locales. Constatant par ailleurs le rôle de l’agriculture pour limiter les inondations en ville, des systèmes de rémunération (paiement pour services environnementaux, par exemple) pourraient être conçus. Enfin, les arrêtés de restriction devraient évoluer en considérant le changement climatique dans sa globalité : les usages de l’eau devraient être autorisés en période caniculaire pour rafraîchir l’environnement et limiter les consommations énergétiques pour la climatisation. »

Charlotte Salmon