Du colza aux produits finis (diaporama)
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  • L’usine, qui occupe 16 ha, tourne 24h/24 et 7j/7. Elle s’arrête environ un mois par an pour la maintenance des équipements.

  • Le colza est livré par camion. Un prélèvement est effectué à l’entrée, notamment pour contrôler la propreté du chargement.

  • 150 camions livrent chaque jour du colza à l’usine, au rythme d’un camion toutes les 7 minutes environ.

  • Le colza est stocké dans quatre silos, à la capacité totale de 24 000 t. Pour le site, cela représente huit jours de production.

  • C’est dans ce bâtiment que sont écrasées les graines de colza, à raison d’environ 130 t/h ; l’équivalent de la production d’environ 40 ha. L’usine tournant 24h/24, ce sont plus de 3 000 t de graines qui sont écrasées chaque jour.

  • Après nettoyage et criblage, la première étape est le floconnage. Elle est a lieu dans ces machines blanches, des floconneuses.

  • Le grain, préalablement chauffé à 50°C, y est aplati.

  • Le procédé conduit à l’obtention de flocons.

  • Les flocons sont ensuite chauffés à 100°C et pressés mécaniquement dans ces machines.

  • Cette étape permet d’extraire les deux tiers de l’huile contenue dans les flocons.

  • Les écailles de presse, qui correspondent à la phase solide obtenue, seront ensuite traitées pour en extraire le reste d’huile.

  • L’extraction chimique de l’huile contenue dans les écailles de presse nécessite un solvant, l’hexane. Cette étape a lieu dans une unité grillagée et implique un personnel spécialement formé. En effet, l’hexane, sous forme gazeuse, présente des risques d’explosion. Une fois distillé, le solvant est réutilisé.

  • C’est dans cette unité, entièrement automatisée, que sont estérifiées les huiles (de pression et d’extraction). Le procédé d’estérification correspond au mélange à froid des huiles brutes à un alcool (le méthanol). Il conduit à l’obtention d’un ester méthylique d’huile végétale (le biocarburant) et de glycérine végétale brute (coproduit également valorisé). Ces deux produits sont séparés par densité. Au Mériot, la moitié des huiles brutes est transformée en biocarburants.

  • Le marché du B100 en France devrait représenter 600 000 m³ en 2025 (contre 50 000 m³ en 2021). Avril, via sa filiale Saipol, souhaite peser pour la moitié du volume avec son offre Oleo100, lancée en 2018. Oleo100 compte à ce jour un peu plus de 600 clients.

  • Les tourteaux sont temporairement stockés dans ce bâtiment de 100 mètres de longueur. La capacité de stockage du site représente huit jours de production.

  • 150 camions par jour expédient les tourteaux, avec un chargement toutes les 5 à 7 minutes. Au total, 300 camions (colza et tourteaux) franchissent l’enceinte de l’usine tous les jours.

  • Voilà les produits que l’on trouve sur le site du Mériot. De gauche à droite : des graines de colza, des tourteaux, de l’huile brute, de l’Oleo100, de la glycérine brute et de la lécithine. D’autres étapes industrielles ont lieu sur d’autres sites, tels que le raffinage des huiles à destination de l’alimentation humaine, ou encore le traitement de la glycérine. Une ligne ferroviaire sur le site permet l’expédition des huiles par train.

Saipol, filiale du groupe Avril, dispose de cinq sites de transformation de colza en France. L’usine Saipol du Mériot, dans l’Aube, est l’un d’entre eux. Elle transforme un million de tonnes de colza par an, soit environ un tiers de la production française. Ce colza provient d’un rayon de 150 km autour de l’usine. L’usine ne transforme pas de tournesol.

 

Le colza est transformé en :

Huiles brutes, environ 440 000 t/an ;

Tourteaux, environ 550 000 t/an. Le tourteau de colza contient 33 % de protéines.

 

Les huiles sont destinées à l’alimentation humaine (ces dernières sont transformées sur un autre site, pour la marque Lesieur), à la filière des biocarburants, ou à d’autres débouchés. Sur le site du Mériot sont produits :

 

• 200 000 t/an de biocarburants (Diester et Oleo100). C’est le principal site français de production du biocarburant Oleo 100, lancé en 2018 par Avril (biocarburant de type B100, 100 % issu de colza français, à destination des flottes captives, des collectivités, et du secteur du BTP). L’Oleo100 est également produit sur le site de Grand-Couronne (Seine-Maritime). Le Diester est, quant à lui, incorporé à hauteur de 7 % dans le B7 (gasoil à la pompe). Le B7 est en perte de vitesse, notamment en lien avec le recul du diesel, au profit de l’essence dans le mix français.

 

• Environ 20 000 t/an de glycérine, un composé chimique qui entre dans la composition de nombreux produits (crème hydratantes, dentifrice, gel hydroalcoolique…).

 

• Depuis 2021, 3 000 t/an de lécithine, un additif alimentaire (E422) qui joue le rôle de liant entre la matière grasse et l’eau. Son débouché actuel réside principalement dans l’alimentation en aquaculture.

Hélène Parisot
Votre analyse quotidienne du marché - Oléagineux

Le colza en hausse sur Euronext

Le colza commençait la journée du 27 mai 2022 en légère hausse sur l’échéance d’août, après une forte progression la veille, dans le sillage du pétrole et des autres huiles végétales.