20 km de haies seront plantées cet automne
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  • La pomme du Limousin est la seule pomme qui bénéficie d’une AOP (appellation d’origine protégée) en France. Elle réunit 280 producteurs (220 engagés dans la démarche AOP), et est cultivée sur 2 700 ha de vergers dans quatre départements (Corrèze, Haute-Vienne, Creuse et Dordogne). La production annuelle oscille entre 90 000 et 100 000 tonnes (dont 12 000 à 15 000 tonnes en AOP). Environ 60 % partent à l’exportation (Espagne, Portugal, Benelux, Grande-Bretagne...), le reste étant commercialisé en France, majoritairement dans les grandes et moyennes surfaces (70 %). © A. Cassigneul

  • L’installation de manches à air permet à tous d’estimer la vitesse du vent. Ici, elle est visible par le pomiculteur comme par les utilisateurs des terrains de sport installés en contrebas (en arrière-plan). Elle indique que le vent est trop fort pour qu’un traitement soit envisagé. © A. Cassigneul

  • Près de chaque manche à air, un panneau explique les conditions dans lesquelles les traitements phytosanitaires doivent être réalisés. La vitesse du vent dépasse les 19 km/h réglementaires quand la manche à air est soulevée selon un angle supérieur à 45° par rapport au mât qui la supporte. © A. Cassigneul

  • Autre élément visible de tous, les filets antidérive. Si les vergers sont situés à moins de 50 mètres d’habitations, le pomiculteur s’engage soit à ne pas traiter les rangs de pommiers situés sur les 50 premiers mètres de son verger, soit à installer un dispositif antidérive (haies à double rang et/ou filet antidérive). Les filets antidérive sont hauts de 3 à 4 mètres. © AOP Pommes du Limousin

  • Les filets antidérive sont installés par les pomiculteurs à la demande des riverains qui vivent à moins de 50 mètres de leurs vergers. © AOP Pommes du Limousin

  • L’implantation de haies (à droite) est un autre dispositif permettant de limiter la dérive de produits phyto hors du verger. Le syndicat de défense de la pomme du Limousin indique que les pomiculteurs prévoient de planter 20 km de haies cet automne. Grâce à un travail de cartographie du territoire, des zones à enjeu prioritaire ont été définies. © A. Cassigneul

  • Les haies (au premier plan) sont plantées en double rang de manière à limiter au maximum les flux d’air sortant du verger. Les haies mettent 7-8 ans à atteindre une hauteur jugée suffisamment protectrice, d’où le recours à des filets antidérive, en attendant, ou aussi en complément. Des recherches de subventions pour la mise en place de ces aménagements sont en cours. © A. Cassigneul

Une charte engageant pomiculteurs, riverains, coopératives fruitières et représentants des maires a été signée le 20 mars 2017 dans le Limousin. Elle vise à mieux intégrer l’arboriculture dans son environnement, et à apaiser les tensions entre producteurs et riverains, nées d’inquiétudes de ces derniers vis-à-vis des applications de phytos près d’habitations ou de point d’alimentation de captage.

Des aménagements aux alentours des vergers sont prévus, dont voici quelques exemples. La charte préconise aussi un protocole de pulvérisation selon lequel les vannes ne sont ouvertes qu’une fois le pulvérisateur entré dans les rangs (voir le schéma explicatif).