190 prim’holsteins couchées dans le miscanthus
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  • Les 160 prim’holsteins à la traite du Gaec de l’Enclos sont logées dans une stabulation très aérée. La ventilation est fondamentale pour évacuer l’humidité. Les rayons du soleil assèchent l’aire de couchage sans que la pluie ne pénètre.

  • Avant de se lancer dans leur projet de construction, Camille Gaubin, Guillaume et Nicolas Fleury, les trois associés du Gaec de l’Enclos, ont visité une exploitation avec litière malaxée dans le Loiret.

  • Les vaches se couchent où elles le veulent dans la litière malaxée. Celle-ci n’a pas été curée depuis l’entrée des animaux en janvier. Trois camions de 90 m³ de miscanthus broyé ont été déversés à cette date sur les 1 188 m² de l’aire de couchage (11 m de largeur sur 108 m de longueur). Le hersage deux fois par jour prend 10 minutes. Avec la ventilation, il participe au séchage du couchage et au maintien de la propreté. Le curage est prévu en septembre ou octobre.

  • Afin de limiter les déjections dans le couchage, une barrière poussante est programmée pour conduire les animaux dans le couloir d’exercice de 5,80 m, derrière le cornadis, de 6h30 à 9h00 et de 16h30 à 19h00. La traite, qui dure environ 2 heures avec le nettoyage, se déroule pendant ce créneau horaire. La barrière poussante se met également en marche à 12h30 et à 2h00 du matin, mais les vaches peuvent retourner se coucher au bout d’un quart d’heure.

  • L’aire de couchage (11 m) est abritée par le monopente de gauche. Celui de droite couvre l’aire d’exercice (5,8 m) et le couloir d’alimentation (6 m).

  • Pour limiter l’astreinte, les associés ont installé un système d’hydrocurage pour nettoyer l’aire d’exercice derrière les cornadis. Il est couplé à un séparateur de phase. Tout est automatisé.

  • Dans la salle de traite 2 x 16 postes, les associés interviennent toujours à deux. Un système de portes de tri et de box attenant permet d’isoler facilement les animaux si besoin est.

  • Les 30 vaches taries sont logées sur une litière malaxée trois fois par semaine. Celle-ci est composée de sciure de peuplier. Le produit apporte satisfaction car les animaux sont propres. À terme, les associés envisagent néanmoins de produire du miscanthus pour améliorer l’autonomie.

  • L’orientation du bâtiment, qui tient compte des caractéristiques de la région (vent, pluie, altitude, topographie) pour faciliter l’aération du couchage, n’était pas compatible avec l’installation de panneaux solaires. Depuis janvier, le comportement de la litière est conforme aux objectifs. Les animaux sont propres. « Les résultats, entre 150 000 et 200 000 cellules/ml, sont meilleurs que dans le bâtiment précédent qui devenait un peu étroit pour l’effectif en augmentation. »

  • Le coût du bâtiment est de 796 408 €, soit 4 191 € par place. Les veaux sont logés à part. La réutilisation d’une fosse et d’une fumière a permis d’économiser 474 € par place.