Lors de l’assemblée générale de l’association Eleveurs et montagnes, le 11 avril dernier à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence, Sophie Vaginay, élue au conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence, a proposé un recours juridique pour aider les éleveurs.

« Le droit de propriété est un droit fondamental, explique-t-elle. Le loup porte atteinte à ce droit. On permet à cet animal ce qui est interdit à un homme. Il a le droit de détruire le bien d’autrui sans laisser aux hommes le droit de se défendre. En surprotégeant le loup au niveau européen, les attaques deviennent légales et l’État français le reconnaît par l’indemnisation automatique du préjudice. L’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme énonce que la propriété est un droit inviolable et sacré. Nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique l’exige et sous la condition d’une juste et préalable indemnité. L’indemnisation de l’atteinte à des droits fondamentaux ne peut être postérieure, comme c’est le cas aujourd’hui. Je pense que l’indemnisation postérieure est illégale. Je vous propose donc de former des recours contre la commission d’indemnisation en soulevant une atteinte aux droits fondamentaux des citoyens français que vous êtes. Je n’ai aucune certitude sur l’aboutissement de ce recours. Le gouvernement serait alors contraint d’indemniser tous les éleveurs en l’état de la législation européenne. Sinon, l’État français devra réagir auprès des autorités européennes pour faire cesser cette atteinte et engager les moyens pour supprimer le problème qu’il a créé. »