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Plus de 3 millions de volailles festives, dont la moitié de chapons, sont mises en place chaque année en prévision des fêtes de fin d’année. © Sucré Salé

Produits spécifiquement pour cette période, chapon, poularde, dinde ou oie restent des mets très appréciés à Noël et au jour de l’An.

Cette année, Noël et le jour de l’An tombaient un lundi. Une bonne date pour la filière avicole sous label rouge : prolongeant un week-end, les jours fériés du 25 décembre et du 1er janvier offraient davantage de temps pour festoyer autour d’une bonne table. Donc d’une volaille, si l’on en croit les bonnes ventes de chapons, poulardes et autres dindes de Noël à cette période.

Ces catégories de volailles, sous label rouge et produites uniquement pour les fêtes de fin d’année, se portent plutôt bien, avec des débouchés stables, voire en légère hausse pour la poularde. « Toutes les volailles festives se sont bien vendues cette année, confirme Juliette Protino, économiste au Synalaf (1). Les volumes sont en hausse de 1 % par rapport à 2016. » Seule exception, la dinde enregistre un léger repli tendanciel.

Incontournable chapon

Le chapon reste la volaille festive la plus consommée, avec des mises en place de 1,7 million de têtes en 2017. C’est une hausse de 2 % par rapport à l’an dernier. La poularde a progressé de 3 %, avec des mises en place autour de 390 000 têtes. Celles en dinde, chapon de pintade et pintade tournent autour de 350 000 têtes pour chaque production. Enfin, 60 000 oies ont également été élevées pour les fêtes, mais cette production « reste assez confidentielle », note Juliette Protino.

Les mises en place débutent en juillet, pour des abattages à partir de mi-décembre. À l’exception de quelques surgelés, ces volailles sont consommées en frais. Et achetées à un prix supérieur à la moyenne, les ménages mettant davantage la main à la poche à cette période. Cette année, il fallait compter en moyenne 9 à 11 euros le kilo pour un chapon acheté en grande surface, 7 à 8 € pour une poularde, et 12 à 14 € pour un chapon de pintade.

Elsa Casalegno

(1) Syndicat national des labels avicoles de France.

Quatre à cinq mois d’élevage

« Les volailles festives sont produites dans toutes les régions, précise Juliette Protino. Une partie des 6 000 éleveurs sous label rouge intercalent un à plusieurs lots de volailles festives à partir de juillet, entre deux bandes de leurs productions habituelles, principalement des poulets et des pintades. » Ces animaux sont engraissés durant une période de 120 (pour les poulardes) à 150 jours (pour les chapons).

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Cet article est paru dans La France Agricole

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