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L’Ukraine, un nouveau débouché

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Les exportations européennes de génétique vers le pays représentent 8 % des ventes destinées aux pays tiers, soit 56,1 millions d’euros.

Le développement des productions avicoles en Ukraine est-il une opportunité pour le secteur européen de l’accouvage ? « Il devient un débouché significatif, explique François Cadudal, responsable du service économie de l’Institut technique de l’aviculture (Itavi). En termes de débouchés, le pays représente, en valeur, 5 % des volailles parentales (1) de ponte vers les pays tiers (2,2 M€ en 2018), 10 % des volailles commerciales (2) de ponte (3,1 M€), 10 % des parentales de chair (16,1M€), 40 % des poussins commerciaux de chair (19,1 M€), 3 % des œufs à couver Gallus (10,1 M€) et 27 % des dindonneaux (5,5 M€) », détaille-t-il. Cela représente, au total, 8 % des exportations de génétique aviaire – poussin d’un jour et œufs à couver – de l’Union européenne vers les pays tiers.

Les principaux fournisseurs des opérateurs ukrainiens de poussins de souche chair sont la Pologne (commerciaux) et l’Allemagne (parentaux). En souche ponte, il s’agit de la Hongrie et la Slovénie (commerciaux), et la Pologne (parentaux). Pour les œufs à couver Gallus, la Pologne et la Hongrie sont les principaux fournisseurs.

Commerce déséquilibré

Malgré ce développement des ventes européennes de génétique, l’Ukraine s’en sort plutôt bien sur le volet commercial. En valeur, le solde des échanges reste largement en sa faveur. Alors que ses achats auprès de l’UE s’élèvent à 105,8 M€ (génétique, viandes, préparations, œufs et ovoproduits), l’Ukraine exporte pour près de 220 M€ de marchandises vers les vingt-huit pays européens. Le pays profite d’une faille dans l’accord de libre-échange avec l’UE pour accroître ses envois. Son principal avantage : être en capacité d’exporter des produits frais, le tout par camion, lui permettant d’être plus réactif que par containers.

Isabelle Lejas

(1) Poussins destinés à la multiplication.

(2) Poussins destinés à la production.

Une organisation spécifique par filière

En poulets de chair, la quasi-totalité des opérateurs ukrainiens disposent de leurs propres couvoirs et cheptels reproducteurs.

En dindes, les entreprises sont indépendantes, de moindre taille et ne disposent pas de couvoirs. La production est en totalité importée, sous forme de dindonneaux d’un jour.

En poules pondeuses, l’Itavi estime autour de 25 à 30 % la part des importations de poulettes commerciales d’un jour pour couvrir les besoins nationaux.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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