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L’offre française s’étoffe

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À la faveur d’un rythme soutenu des conversions et de canaux de distribution complémentaires, les filières en agriculture biologique poursuivent leur développement.

«L’année 2018 poursuit les belles performances constatées depuis près de quinze ans. La disponibilité en animaux bio a permis un rapide développement des volumes abattus », assure l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev), dans son observatoire des viandes bio publié le 5 juillet. L’an passé, les abattages se sont accrus de 23 % toutes espèces confondues par rapport à 2017, totalisant 46 238 tonnes.

Les bovins représentent la part la plus importante, avec un volume abattu de 29 500 t, dont 17 000 t de gros bovins allaitants, 9 500 t de gros bovins laitiers et 3 000 t de veaux. « Le poids moyen des carcasses a sensiblement diminué, en 2018, en races allaitantes, laitières et mixtes, probablement à cause du manque de fourrages lié à la sécheresse », précise Interbev. Avec des arrivées régulières de gros bovins allaitants, les ventes de steak haché frais de viande de bœuf ont, l’an passé, progressé de 16,6 % en volume et de 16,7 % en valeur, par rapport à 2017.

Pour les opérateurs, « il est toujours et de plus en plus important de diversifier les gammes de viandes pour permettre de valoriser tous les types et catégories d’animaux. La problématique de valorisation des pièces nobles persiste et la dynamique [de consommation] s’appuie surtout sur les produits transformés de type steak haché. » En veaux, les abattages ont progressé de 20 % sur un an en 2018. Cette viande, souvent rosée, « supplante petit à petit l’idée de la viande de veau blanche. Les producteurs et leurs abatteurs ont continué à progresser sur la qualité des carcasses. » Tous types et toutes catégories de bovins confondus, la moyenne des cours bio est « stable de 2014 à 2018 ».

Le porc retrouve des volumes

En viande porcine, les abattages ont bondi de 34 % en 2018, pour s’établir à 15 000 t. L’an passé, 582 élevages étaient engagés en bio, et 49 en conversion, soit une progression annuelle de 19 %. « La filière a commencé à retrouver des volumes, après plusieurs années de difficultés à couvrir la demande croissante. Les professionnels sont néanmoins restés prudents pour mesurer le niveau réel de la consommation après cette période de difficulté, et permettre le maintien de l’équilibre matière, souci permanent de la filière », souligne Interbev.

Du côté des ovins, la progression des abattages s’élevait à 17 % l’an passé, pour atteindre 1 680 t. « On compte aujourd’hui 207 920 brebis viande en bio, et 19 656 en conversion, soit une progression de 6 % par rapport à 2017. » Néanmoins, le nombre d’exploitations en conversion affichait en 2018 un recul de 15 % sur un an.

Vincent Guyot

Des circuits de commercialisation diversifiés

En 2018, 55 % des ventes en volume de viandes bio ont été réalisées dans les grandes et moyennes surfaces (GMS), soit une progression de 29 % sur un an. « Les animations continuent de jouer un rôle clé pour séduire les consommateurs et booster les ventes », estime Interbev. Les magasins spécialisés confirment leur seconde place avec 16 % de parts de marché, devant la boucherie artisanale (13 %). Ces dernières « progressent moins vite que les rayons traditionnels des GMS et des magasins spécialisés ». La vente directe conserve 10 % des ventes. La restauration hors domicile ne représente que 6,5 % de parts de marché, malgré une progression de 12 % par rapport à 2017. Ce débouché est « au cœur des préoccupations » de la commission bio d’Interbev.

Les abattages de porcs bio ont progressé de 34 % sur un an en 2018. © Thierry Pasquet
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Cet article est paru dans La France Agricole

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