Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

La mal connue

réservé aux abonnés

 - -->
Seuls 6 % des interviewés disentne pas manger de lapin car ils le considèrent comme animalde compagnie. © C. WATIER

La consommation de lapin est en baisse,malgré la bonne image qu’en ont les Français.

Selon une étude réalisée par l’Ifop (1), 80 % des Français consomment du lapin. Aujourd’hui, ils ne sont en revanche que 15 % à en acheter au moins une fois par mois, contre 25 % en 2010. « La consommation de cette viande en France est en baisse structurelle de 3 % par an en moyenne », rappelle le plan de filière.

Ce recul s’expliquerait davantage par la modification des habitudes alimentaires que par des considérations liées aux modes d’élevage. Un tiers des consommateurs interviewés disent ne pas consommer davantage de lapin car ils n’y pensent pas. Parmi les autres raisons avancées, figurent la préférence pour d’autres viandes, la tendance à limiter la consommation globale de produits carnés, le prix trop élevé, le temps de préparation trop long… « L’image désuète de la viande de lapin, associée à des recettes traditionnelles et aux repas de l’enfance, joue également en sa défaveur », précise l’Ifop.

Bonne pour la santé

Seul un tiers des personnes interrogées déclarent avoir déjà été exposées à des informations sur l’élevage de cet animal. Une faible majorité pense que l’élevage se fait en bâtiment (53 %), les autres imaginent des clapiers ou le plein air. La viande de lapin jouirait néanmoins d’une bonne image auprès de quatre Français sur cinq. « Presque tous les interviewés s’accordent sur le fait qu’elle fait partie de la tradition culinaire française, qu’elle est goûteuse, mais aussi qu’elle permet de diversifier l’alimentation et est bénéfique pour la santé. »

L’Ifop recommande d’améliorer la visibilité de l’offre, notamment dans la restauration, de jouer la carte de l’origine France et des qualités nutritionnelles, de mettre en avant une alimentation 100 % végétale et/ou sans OGM et de développer la production bio et label rouge.

Valérie Scarlakens

(1) Étude menée pour le compte de FranceAgriMer et de la filière cunicole (Clipp).

Communiquer oui, mais pas sur tout

Alors que les portes des exploitations s’ouvrent de plus en plus pour expliquer aux néophytes la réalité de l’élevage et combattre les idées reçues, une telle stratégie pourrait s’avérer néfaste en filière lapin. C’est du moins ce qu’estime l’Ifop, pour qui « si certaines informations relatives au mode d’élevage sont susceptibles d’intéresser les consommateurs et d’offrir une image positive de la filière cunicole (notamment sur l’alimentation des lapins et l’amélioration des conditions d’élevage), la présentation d’images d’élevages professionnels s’avère rédhibitoire. »

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !