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Incertitudes à l’export

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Les pays du Mercosur, qui concentrent un quart

Les crises économique et sanitaire ont engendré un climat explosif dans les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay). L’exemple le plus parlant est la suspension des exportations de viande bovine à la mi-mai par le gouvernement argentin, dans l’espoir de contenir la flambée des prix sur son marché intérieur. « L’Argentine enregistre un taux d’inflation particulièrement élevé, de 65 % dans ce secteur, en avril 2021 par rapport à l’an passé », appuie Baptiste Buczinski, économiste à l’Institut de l’élevage (Idele).

En plus d’une économie et d’une consommation intérieure plombées par la Covid-19 en 2020, certaines zones de production du Mercosur ont été ébranlées par le manque d’eau. Au Brésil par exemple, même si la part d’animaux finis en feedlots progresse, « 50 % des bovins sont engraissés exclusivement à l’herbe, et donc dépendants des disponibilités en pâturage », relève Denise Zucato, du groupe brésilien Agropecuária Vila Rica. À l’export, « l’inflation des prix dans chacun des pays du Mercosur oriente les cours de viande bovine – convertis en dollars ou en euros – à la hausse depuis le début de l’année 2021, ce qui rend la marchandise moins compétitive dans les échanges internationaux », analyse Baptiste Buczinski.

Volumes limités

Sur le premier trimestre 2021, le Brésil, numéro un mondial, a vu ses exportations de viande bovine refluer de 1 % sur 2020, une année record. « La production abattue, établie à 8,8 millions de tonnes équivalent carcasse l’an passé, a baissé dans toutes les catégories. A contrario, les envois argentins sont restés dynamiques sur cette période (+ 17 %) malgré des disponibilités limitées. En Uruguay et au Paraguay, la fin du cycle de recapitalisation du cheptel devrait permettre des échanges suivis.

L. Pouchard

La Chine, premier pays importateur

Bien que la production des pays du Mercosur reste avant tout orientée vers la consommation domestique, leurs exports se renforcent d’année en année. Ils nourrissent notamment l’appétit chinois, qui a importé avec Hong Kong 2 254 000 tonnes équivalent carcasse en 2020, soit 25 % de plus qu’en 2019. L’empire du Milieu, qui exige des viandes issues de bovins de moins de deux ans et demi, conforte aussi l’élevage à cycle plus court en feedlots.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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