« Dans le cadre de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et l’Ukraine, la mise en place des quotas d’importations a été effective dès 2014. Deux contingents à droits nuls attribués à l’Ukraine par l’UE avaient alors été établis : un premier de 20 000 tonnes portant sur des poulets entiers congelés, et un second de 16 000 t devant progressivement atteindre 20 000 t à l’horizon 2021, portant sur des découpes de volaille. Cela devait donc représenter, à terme, un contingent total de 40 000 t à droits nuls. Lors de la pleine entrée en vigueur de l’accord de libre-échange en 2017, certaines lignes tarifaires ont été libéralisées sans limites de volume, en supplément des contingents initiaux. Une découpe a ainsi été « inventée » par les opérateurs ukrainiens pour profiter de cette faille du texte. À compter de 2017, des coffres de volailles ont été massivement envoyés d’Ukraine vers des sites de découpe aux Pays-Bas et en Slovaquie, détenus par ces mêmes opérateurs ukrainiens, pour y être séparés. Sous la pression des opérateurs et des filières européennes, le Parlement européen devrait prochainement corriger le texte et combler ce déficit. En échange, un contingent supplémentaire de 50 000 t de volailles serait prochainement accordé à l’Ukraine (1), portant le contingent total à 90 000 t. »

(1) Le 5 novembre, la commission agriculture du parlement européen a voté en faveur d’une modification des termes de l’accord commercial entre l’UE et l’Ukraine.