« La situation sanitaire de la France par rapport à la FCO est toujours un frein important au commerce. Les modalités d’expédition des broutards vers l’Algérie sont contraignantes. L’obligation de vacciner contre les sérotypes 4 et 8 s’accompagne d’une exigence de PCR négative. Or, dans le contexte français actuel, de nombreux animaux ont été infectés avant d’être vaccinés. Leur résultat de PCR est donc positif, malgré un statut vaccinal correct. Une intervention précoce réduit les risques et présente l’avantage d’avoir des broutards vaccinés depuis plus de soixante jours au moment de la vente. C’est une condition indispensable pour accéder à un maximum de marchés. En effet, les exigences en matière de délais à compter de la dernière injection varient. Si l’Italie accepte un délai de dix jours et l’Algérie de trente-cinq ou quarante-cinq jours, selon le vaccin, la règle de base s’établit à soixante. Nous insistons sur l’importance de la vaccination, même en cas d’exportation vers l’Espagne, pour ne pas avoir de frais supplémentaires. La loi de Santé animale, qui entrera en vigueur en avril 2021, pourrait remettre en cause les accords bilatéraux. Un vaccin bivalent FCO4-8 devrait arriver sur le marché au premier trimestre 2019 et faciliter le travail des éleveurs et des metteurs en marché. Autre point positif, suite à l’arrêt temporaire de la collecte des veaux et des broutards, la mesure de désinsectisation des petits veaux par l’éleveur, avec une attestation signée par ce dernier, est beaucoup mieux suivie. »