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Si le marché français s’est tenu en 2020, il reste structurellement en recul.

«En 2020, le marché du lapin s’est mieux porté que les années précédentes », constate François Cadudal, responsable du service économie à l’Institut technique de l’aviculture (Itavi). La consommation recule de 2 % par rapport à 2019, contre 4 % par an en moyenne depuis 2011. « La Covid-19 a eu un impact positif qui s’explique par la structuration du marché », analyse le spécialiste. La consommation à domicile représente la moitié des débouchés de la filière française, le reste se répartissant entre la restauration hors domicile (20 %), la vente directe et l’autoconsommation (15 %), et l’exportation (15 %).

Le premier confinement a favorisé la consommation de lapin à domicile. Le repli des achats des ménages est de 5 % sur un an en 2020, contre 7 % en 2019. Bien que la majeure partie de la restauration commerciale reste fermée, la restauration collective continue de fonctionner, même si les volumes sont moindres. Or, le lapin est principalement positionné sur cette dernière.

Les difficultés de la filière se trouvent davantage du côté des exportations. Elles sont en diminution de 26 % en volume en 2020 par rapport à 2019. Les principaux acheteurs de lapins français – Italie, Espagne, Grèce – ont été fortement touchés par la Covid-19, avec des conséquences défavorables sur leur consommation nationale, tout comme sur le tourisme, un débouché important.

Production en baisse

Alors que le marché se tient, la production fait face à une nouvelle baisse. Au premier semestre 2021, les abattages reculent de 7 % sur un an. Dans ce contexte d’offre en repli et de demande relativement bonne, les prix restent fermes : 2,06 €/kg vif en moyenne sur les huit premières semaines, en hausse de 5,1 % par rapport à 2020. « Tout l’enjeu de la filière française est de stabiliser et sécuriser la production en permettant aux éleveurs d’être suffisamment rémunérés, afin de pouvoir s’adapter aux nouvelles demandes sociétales », estime François Cadudal.

Isabelle Lejas

Flambée des matières premières

Les producteurs de lapins sont confrontés à une augmentation des prix des matières premières, qui ont progressé de 5 % en 2020 par rapport à 2019. Depuis plus de deux ans, les niveaux d’intrants pour l’alimentation sont élevés, en raison des spécificités de la ration des lapins (betterave, luzerne). Or, l’aliment représente 50 % du coût de production du kilo de viande.

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