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Œufs La croissance mondiale se poursuit

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L’Union européenne représente l’essentiel du commerce d’ovoproduits et profite d’une consommation intérieure stable. Même si les échanges restent très localisés.

La production mondiale d’œufs de consommation ne se dément pas. Selon les estimations de l’Institut technique de l’aviculture (Itavi), elle atteignait 70,9 millions de tonnes équivalent œuf coquille (Mtéoc) en 2018, soit une progression de 3,3 % par rapport à 2017. « Avec 22 Mtéoc, la Chine représentait à elle seule 32 % de la production mondiale », précise l’Itavi. L’Amérique du Nord lui emboîte le pas (13 %), suivie de l’Union européenne (9,8 %) et de l’Inde (8 %).

Les flux sont toutefois restreints. « L’œuf constituant un aliment de base, de nombreux pays sont autosuffisants, et moins de 2 % de la production mondiale est échangée (hors échanges intra-UE) », ajoute l’institut technique. Les exportations de la Turquie vers l’Irak représentent ainsi 32 % des échanges mondiaux, suivis des envois de la Malaisie vers Singapour (10 %), et de la Biélorussie vers la Russie (5 %). Quant aux ovoproduits, leur commerce est « lié à l’équilibre matière des pays, certains étant consommateurs de jaunes et d’autres de blancs, ainsi qu’au niveau de développement de l’industrie agroalimentaire. […] L’essentiel des exportations concerne l’UE », explique l’Itavi.

L’Europe exportatrice nette

En 2019, l’Itavi anticipe une production européenne (UE à 28) de 7,1 Mtéoc, en hausse de 0,7 % par rapport à 2018. Elle retrouve ainsi « le niveau historique de 2016, d’avant la crise du fipronil de 2017 ». Sept pays expliquent 79 % de l’offre sur le Vieux Continent (voir l’infographie). La France reste en tête des pays producteurs avec 916 Mtéoc, devant le Royaume-Uni (857 Mtéoc) et l’Allemagne (854 Mtéoc).

Dans ce contexte, le commerce d’œufs et d’ovoproduits se porte bien. En 2018, le solde commercial de l’UE était largement positif, en volume (+ 117,2 Mtéoc) comme en valeur (+ 200 millions d’euros). « En valeur, les ovoproduits correspondent à 40 % de ce solde », indique l’Itavi. Cette dynamique se poursuit en 2019. De janvier à août, les exportations communautaires vers les pays tiers ont de nouveau progressé de 8,2 % en volume et de 1,2 % en valeur, par rapport à 2018. Une évolution « principalement due à l’augmentation des expéditions vers le Japon (+ 20,6 % en valeur) et la Mauritanie (+ 68,5 %) ».

L’Union européenne profite également d’une consommation intérieure stable. En 2019, l’Itavi table sur une moyenne de 216 œufs par habitant, en léger repli de 0,4 % en un an. La consommation française progresse de 2 %, à 218 œufs. Le Danemark reste en tête des pays européens avec 305 œufs, tandis que la Pologne ferme la marche (185 œufs). La part des ovoproduits dans la consommation européenne s’établit à 20 %, niveau égal à celui de 2018.

Vincent Guyot

En 2019, la consommation © Ph. Montigny/Filimages
L’œuf alternatif progresse sur le vieux continent

Alors que les systèmes d’élevage alternatifs à la cage (au sol, plein air ou biologiques) ne représentaient que 8 % des effectifs européens de poules pondeuses en 2008, ils atteignent 50 % en 2018. L’Autriche comptait ainsi 99 % d’élevages alternatifs en 2018, « en prévision de l’interdiction de la production en cage en 2020 », précise l’Itavi. L’Allemagne dénombrait 93 % d’élevages hors cage la même année. Certains pays maintiennent toutefois une part importante d’élevages en cages aménagées, comme le Portugal (90 %), la Pologne (85 %) et l’Espagne (82 %). Quant à la France, elle « contribue de façon importante à la production alternative, avec 31 % des effectifs européens de pondeuses en élevage biologique et 15 % des effectifs de plein air », souligne l’Itavi.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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