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Cap sur le hors-cage

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En 2017, près d’un œuf sur deux acheté en magasin était issu d’unélevage alternatif. © SéBASTIEN CHAMPION

En France, la production et la consommation d’œufs issus de systèmes d’élevage alternatifs progressent à grands pas.

L’appétit des Français pour les œufs ne se dément pas : entre 2014 et 2016, la consommation annuelle s’établissait en moyenne à 217 œufs par habitant, contre 213 dans l’Union européenne.

Sur les neuf premiers mois de 2018, les ventes en magasin progressent de 0,3 % en volume et 2,8 % en valeur, d’après FranceAgriMer. « Les œufs alternatifs sont de plus en plus demandés, rapporte Loïc Coulombel, le vice-président du Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO).

Depuis le début de l’année, les ventes en grande surface progressent de 7,2 % pour les œufs issus d’élevages au sol (code 2), 7,7 % pour l’élevage en plein air (code 1) et 3,7 % pour l’élevage biologique. Ceux issus d’élevages en cages aménagées accusent un recul de 4,1 % sur la même période. »

Peu d’ovoproduits alternatifs

En 2017, les achats d’œufs coquille par les ménages représentaient 49 % de la consommation française. La restauration utilise également des œufs coquille, à hauteur de 10 % de la consommation globale. Le reste est consommé sous forme d’ovoproduits en restauration et dans l’industrie agroalimentaire (37 %), et autoconsommé (4 %).

Si la part des œufs alternatifs utilisés dans les ovoproduits demeure minoritaire, « elle a nettement progressé, passant de 15 % en 2012 à 28 % en 2017 », indique Loïc Coulombel.

À l’horizon 2022, le plan de filière déposé par le CNPO, à l’issue des États généraux de l’alimentation, fixe l’objectif de 50 % d’œufs produits en élevages hors cage, contre 36,7 % en 2017. Une onéreuse transition est donc engagée dans les élevages (lire l’encadré ci-dessous).

Vincent Guyot
Une coûteuse transition en élevage

« Pour atteindre les objectifs du plan de filière, il est nécessaire d’arrêter la production de près de 9 millions de poules, actuellement élevées en cage, pour les mettre en systèmes alternatifs », précise Maxime Chaumet, secrétaire général du CNPO. Une transition coûteuse, alors que nombre d’éleveurs ont récemment investi pour la mise aux normes des élevages en cage en 2012. « Nous estimons le besoin d’investissement à 277 millions d’euros. De plus, par rapport à la cage, le coût de production de l’œuf est supérieur de 15 % pour l’élevage au sol, de 22 % pour le plein-air, et de 113 % pour l’élevage bio. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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