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Produits laitiers Les ventes de lait conditionné s’essoufflent

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Pour la majorité des familles de produits laitiers, 2019 signe une hausse notable des ventes, en volume comme en valeur. Le lait liquide fait (encore) figure d’exception.

D’après l’analyse de FranceAgriMer, basée sur les données du panel Kantar, les ventes de lait conditionné en grande distribution sont en repli de 1,5 % entre 2018 et 2019, en volume. La hausse du prix moyen des briques et bouteilles de 1,2 %, pour la même période, ne permet pas d’obtenir une évolution positive du chiffre d’affaires du secteur. Sur cinq ans, la décroissance se chiffre à 12 % en volume et 4 % en valeur.

Dans le détail, le lait écrémé (- 6,8 %/2018 en volume) et le lait entier (- 3 %) sont les catégories les plus touchées. À l’inverse, « les laits spécifiques, délactosés et aromatisés, ont progressé en 2019, respectivement, de 1,9 % et de 6,7 % en volume, grâce à un nombre croissant d’acheteurs », précise FranceAgriMer.

En petits ruminants, les ventes de lait de chèvre conditionné marquent le pas (- 6,4 % en 2018 en volume), tandis que celles de lait de brebis ont doublé en un an.

Pour le segment de l’ultrafrais – yaourts, fromages frais et desserts frais –, les quantités vendues restent stables d’une année sur l’autre. Le prix des produits a, quant à lui, grimpé de 3,1 % l’an passé. Les produits à base de lait de chèvre ou de brebis connaissent une popularité grandissante.

Le fromage a la cote

Les ventes de fromages ont progressé de 2,2 % en volume et 4,6 % en valeur en 2019. Une fois encore, ce sont les produits à base de lait de petits ruminants qui portent cette croissance. « Les achats en fromages de brebis à pâte molle ont été très dynamiques : ils ont augmenté de 13,1 % en un an », indique FranceAgriMer. Les ventes de roquefort et d’ossau-iraty stagnent.

Côté chèvre, les bûchettes affinées restent le produit phare de la catégorie, avec des quantités vendues en croissance de plus de 6 % en un an. Quant au lait de vache, les ventes de mozzarella (+ 6,6 % en 2018 en volume), de fourme d’Ambert (+ 7,2 %) et de bleu d’Auvergne (+ 11,8 %) s’envolent, mais les pâtes molles peinent à garder leur public. Le camembert enregistre une baisse de presque 5 % en volume.

Concernant le segment de la crème conditionnée, les signaux sont au vert. La progression est de 1,7 % en volume et de plus de 7 % en valeur l’année dernière. La crème en aérosol (de type Chantilly), notamment, a vu ses ventes grimper de presque 4 % en volume.

Enfin, les achats de matières grasses solides ont très peu évolué en 2019 : + 0,6 % en volume. En cause, un écoulement plus difficile de la margarine (- 4,4 % en 2018 en volume). De son côté, le beurre garde le cap : la progression est de près de 2 % en volume et 10 % en valeur.

A. Courty

Les produits bio séduisent toujours plus

« Entre 2016 et 2019, les achats de produits laitiers biologiques ont augmenté de 22 % jusqu’à 87 % en volume selon les catégories, et de 25 % à 100 % en valeur », relève FranceAgriMer. Les desserts lactés frais, le beurre et la crème sont les segments qui en profitent le plus.

« Ces produits couvrent encore une part de marché limitée des produits laitiers achetés par les ménages », note l’institut technique. Pour le lait conditionné, la part de marché du bio est de 10 % en volume. Pour les yaourts et le beurre, elle est de 6 %. Elle tombe en dessous de 3 % pour le fromage frais, les desserts lactés frais et la crème conditionnée. La marge de progression est encore grande, mais les prix freinent souvent le développement des ventes.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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