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Commerce dynamique

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En 2020, la crise sanitaire n’a pas entravé la progression du solde des échanges français de produits laitiers.

D’après FranceAgriMer, « le solde des échanges français de produits laitiers en valeur a de nouveau progressé en 2020, pour atteindre 3,48 milliards d’euros (Mds€), son plus haut niveau sur les cinq dernières années ».

Un bilan positif, donc, bien loin du scénario que l’on pouvait craindre au pic de la crise sanitaire. L’an passé, les exportations de produits laitiers sont finalement restées stables en valeur. L’amélioration de la balance commerciale s’explique par un repli des importations de 5 %. « La part des produits d’origine française dans la consommation du pays a donc augmenté », relève l’organisme.

Les fromages en tête

Les fromages sont les plus gros contributeurs au solde positif du pays, avec 1,24 Md€ l’an passé. Néanmoins, cette valeur s’érode et « ne contribue plus qu’à hauteur de 35,6 % au solde des échanges français de produits laitiers­, contre 47,3 % en 2016 », informe FranceAgriMer. Le recul des fabrications, dans un contexte de forte demande, a boosté les importations.

Vient ensuite la poudre infantile, avec un solde de 709 millions d’euros (M€). Comme pour les fromages, cette donnée a fléchi sur un an, après une dégradation du commerce avec les pays tiers. Le solde des échanges de poudre maigre, à hauteur de 540 M€, s’est, quant à lui, apprécié. Les envois, en volume, ont diminué mais la « revalorisation du prix de la poudre de lait écrémé, en particulier au 1er trimestre 2020 » a changé la donne.

En 2020, les yaourts et les laits fermentés (362 M€) et le lait liquide (217 M€) affichent également des soldes largement positifs et en progression. Leurs exportations, « en perte de vitesse en 2019 », se sont enfin redressées. Fait marquant, le solde commercial de la crème est redevenu positif (29 M€), après quatorze ans de déficit.

Enfin, « le solde des échanges de matières grasses solides est resté négatif en 2020 (- 275,4 M€) » mais « il s’est largement amélioré, grâce à un repli des importations, plus important que celui des exportations », souligne FranceAgriMer.

A. Courty

Progression sur le marché européen

L’amélioration du solde commercial laitier français, de 199 millions d’euros entre 2019 et 2020, s’explique exclusivement par une éclaircie des échanges sur le marché européen. « Un constat nouveau, alors que la tendance était à l’érosion du solde avec les partenaires européens, note FranceAgriMer. En revanche, le solde du commerce avec les pays tiers s’est dégradé en 2020, faute d’exportations assez dynamiques. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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