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Un rééquilibrage vers l’amont

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La Cooperl compte 2 700 éleveurs, 5 300 salariés et produit 5,8 millions de porcs par an. © PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Le rachat du pôle charcutier de FTL par Cooperl ainsi que le rapprochement d’Aveltis et Prestor

Dans un contexte de prix de marché plus favorable, les choses bougent dans le porc. Le 1er juin, les groupements de producteurs de porcs Aveltis et Prestor ont créé un GIE commun pour la commercialisation de leurs porcs, afin de peser plus fort sur le marché. Ils deviennent ainsi le n°2 du porc en France, derrière la coopérative Cooperl.

16 % du marché

Cette dernière a également bénéficié de l’amélioration de la conjoncture. Les chiffres de 2016 en attestent : un résultat de 13 millions d’euros l’an dernier pour un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros. La coopérative en a profité pour investir. Mi-juin, elle a été autorisée par le tribunal de commerce de Paris à racheter le pôle charcuterie du groupe Financière Turenne Lafayette (FTL) confronté à de graves difficultés financières. La reprise porte sur les marques Paul Prédault, Madrange, La Lampaulaise de salaisons et Montagne noire. La coopérative avait déjà racheté les salaisons Brocéliande à Unicopa en 2009. Avec cette acquisition, elle investit un peu plus dans la transformation. Le nouvel ensemble pèsera 16 % du marché de la charcuterie-salaison en France.

Ces deux opérations donnent un pouvoir accru aux producteurs. « Aller vers la transformation, c’est plutôt une bonne chose pour capter de la valeur ajoutée, analyse Jean-Paul Simier, consultant en agroalimentaire. C’est un facteur de restructuration dans un monde de la charcuterie française qui est encore peu concentré. Il vaut mieux un rachat par un acteur français plutôt que par une entreprise étrangère. Cependant, cela ne devrait pas changer fondamentalement l’élaboration du prix du porc. Aujourd’hui, il est très dépendant des marchés exportateurs, notamment l’Asie. »

Isabelle Lejas
Un nouveau poids lourd dans l’Ouest

Depuis le 15 juin, Aveltis et Prestor, respectivement 2e et 3e groupements de porcs en France, ne représentent plus qu’un seul vendeur au cadran, avec 50 % de l’offre au Marché du porc breton de Plérin (Côtes-d’Armor). Ils ont décidé d’unir leurs forces au sein d’un GIE de commercialisation dénommé « Éleveurs de porcs en France ». La nouvelle structure permettra de commercialiser l’ensemble de la production des deux groupements, ce qui représente une production de 5 millions de porcs et 1 160 éleveurs en Bretagne et Pays de la Loire.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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