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Repli général des prix

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Le prix du porc s’établit autour de 1,20 €/kg (prix de base) au MPB. © C. THIRIET

Après un bon cru 2017, les cours reculent face à une offre mondiale importante.

Avec un prix moyen payé aux éleveurs à 1,37 € le kilo (+ 6 % par rapport à 2016), l’année 2017 a été plutôt bonne pour le porc français. Le commerce a été tiré par la demande chinoise pendant les premiers mois de l’année, mais l’élan est retombé dès avril. Le Marché du porc breton (MPB) a clôturé 2017 à 1,142 €/kg, sa plus faible cotation de l’année.

Pour 2018, la tendance est à la baisse. L’offre est importante partout dans le monde, avec des prévisions de production en nette augmentation : la Chine serait à + 2 %, la Russie et les États-Unis à + 3 %. Aux États-Unis, la capacité d’abattage serait de 550 000 porcs par jour en 2019. En Europe, la hausse est plus modérée, à 1,5 % (1). L’Espagne est en nette progression (+ 3,8 %), comme les Pays-Bas (+ 5,8 %), le Danemark (+ 4,7 %) et la France (+ 3,6 % dans la zone Uniporc Ouest), tandis que l’Allemagne accuse une baisse (- 1,7 %).

Deux imprévus

« En 2017, on a produit 117 millions de tonnes de porc dans le monde, et on en a consommé la même quantité. Inévitablement, l’augmentation de la production va être supérieure à la hausse de la consommation, compte tenu des tendances. Le marché devrait se tendre », a expliqué Pascal Le Duot, directeur du MPB, à l’occasion de l’assemblée générale du cadran de Plérin (Côtes-d’Armor), le 15 juin.

Restent, toutefois, deux nouvelles donnes dans le commerce de la viande de porc, aux conséquences imprévisibles. La première est la peste porcine africaine, dont la progression en Europe est inconnue. Elle jouera inévitablement les trouble-fête. La seconde est l’évolution de la nature des relations commerciales américaines avec les autres pays, notamment ses principaux clients, le Mexique (qui importe 800 000 t) et la Chine (500 000 t), ce qui pourrait offrir des opportunités pour les Européens. « Le marché du porc reste un marché d’opportunité ! », conclut Pascal Le Duot.

Isabelle Lejas

(1) Sur la base des analyses des abattages sur les cinq premiers mois.

Importations chinoises en recul de 25 %

La Chine a importé 2,45 millions de tonnes (Mt) de viande de porc et coproduits en 2017, soit une baisse des volumes de 16,6 % par rapport à 2016. Cette année-là, la demande avait été remarquable en viande fraîche et congelée. Mais l’an dernier, pour cette catégorie, les volumes importés ont accusé un repli de 25 %, soit 403 500 t de moins. Tous les pays fournisseurs sont plus ou moins touchés, dont le Danemark (- 44 %) et la France (- 41 %). Notons que les achats chinois de viandes fraîches et congelées restent en croissance par rapport à 2015 (+ 58 %).

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Cet article est paru dans La France Agricole

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