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Gagner des droits à produire à l’export

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Les opportunités de croissance se trouvent sur les routes d’exportation plus longues que celles du marché européen. © C. THIRIET

Si la demande en pommes de terre de consommation est forte dans les pays émergents, il n’est pas si simple de profiter de ce relais de croissance.

La France a une véritable vocation exportatrice de pommes de terre en tant que premier exportateur mondial. Elle exporte déjà presque une pomme de terre sur deux, principalement au sein de l’Union européenne. « Mais elle exporte peu à l’extérieur de l’UE », tempère Laurence Cauredo, de la direction des douanes du Havre, qui s’exprimait le 13 février au Havre, lors du congrès de l’UNPT (1). Pourtant, c’est au travers de ces routes d’exportation plus exotiques que se trouvent les relais de croissance du marché. « La demande solvable pour des pommes de terre de conservation de qualité est extrêmement importante, notamment dans tous les pays d’Afrique subsaharienne », confirme un commissaire aux exportations de l’axe Seine (Paris-Rouen-Le Havre).

Concurrence féroce

L’export de pommes de terre pour l’industrie est dynamique vers les pays du Benelux, mais ce n’est pas structurant pour la production nationale. « Nous y servons de variable d’ajustement de l’approvisionnement des industries agroalimentaires étrangères », souligne Luc Chatelain, vice-président du CNIPT (2). Par ailleurs sur le marché du frais, « l’export sur le périmètre européen est de plus en plus difficile », met en relief Marc Morellato, directeur général de Pom’alliance, le leader français de la pomme de terre de consommation. Pour les producteurs français, l’ouverture de nouvelles routes d’exportation paraît donc primordiale afin de consolider ou développer des droits à produire. Luc Chatelain souhaite ainsi mettre en place un véritable accord en faveur de l’exportation au sein du CNIPT.

Alexis Dufumier

(1) Union nationale des producteurs de pommes de terre.

(2) Comité national interprofessionnel de la pomme de terre.

Rapide, mais trop cher

« Le développement du transport maritime en conteneur est une véritable opportunité pour des produits frais et fragiles comme la pomme de terre », indique Hervé Cornede, directeur commercial et marketing des ports du Havre, de Rouen et de Paris (Haropa). « Nous disposons des routes de conteneurs les plus courtes d’Europe vers les pays de Méditerranée, d’Afrique de l’Ouest ou encore les pays du Golf », poursuit-il. En revanche, les coûts du transport en conteneurs réfrigérés d’Haropa seraient encore trop chers par rapport à ceux des ports du Benelux.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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