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Une campagne compliquée

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En abricot, l’offre est restée déficitaire toute la campagne, avec une qualité hétérogène. © S. LEITENBERGER

Les cours corrects ne suffisent pas à compenser le manque de rendement.

«En abricot, la campagne est décevante. Après un début difficile, les prix sont revenus dans la moyenne. Mais cela ne suffira pas à compenser les pertes de récolte, qui atteignent 40 à 50 % », note Raphaël Martinez, de l’Association des organisations de producteurs (AOP) Pêches et abricots de France.

Le gel a réduit la production précoce, laissant le champ libre en mai aux abricots espagnols. En juin, l’offre française s’est développée, avec des qualités très hétérogènes du fait des pluies. Des lots ont été déclassés ou orientés vers la transformation. « Les producteurs ont dû beaucoup trier, et il y a eu des litiges commerciaux », souligne Raphaël Martinez. La situation s’est assainie début juillet avec une meilleure qualité, mais les volumes sont restés en retrait.

PETITES RÉCOLTES

En pêches et nectarines, l’AOP évaluait à 30 % le déficit moyen d’offre cumulé au 10 août, avec des pertes à 40 % dans certaines zones. En début de campagne, la pression des maladies de conservation a été forte. Les producteurs ont dû trier, ce qui a réduit d’autant l’offre. À partir de fin juin, la chaleur a stimulé la consommation. Les cours sont restés fermes, avec une offre qui peinait à satisfaire la demande.

Dans le Gard et en Rhône-Alpes, la campagne devrait finir début septembre. En Roussillon et dans la Crau, avec des volumes enfin redevenus normaux, elle s’achèvera fin septembre. « Il est encore trop tôt pour savoir si les bons prix compenseront les pertes », note Magali Roux, de l’AOP. Si les distributeurs gardent une place en rayon pour ces fruits d’été, les producteurs peuvent espérer récupérer un peu de chiffre d’affaires.

Frédérique Ehrhard
Concurrence espagnole

Les producteurs espagnols ont planté des abricotiers ces dernières années, et en 2018, leur production a approché 150 000 t, dépassant celle de la France. La concurrence s’est accrue à l’export. En pêches et nectarines, avec 1,4 million de tonnes, l’Espagne est devenue le premier pays producteur. La France ne produit plus que 200 000 t. Mais les distributeurs jouent le jeu, et le différentiel de prix entre les deux origines permet aux producteurs français de valoriser leurs fruits.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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