Alexandre Merle, président de la section veaux d’Interbev

L’opération du veau de la Pentecôte s’est bien déroulée. Les entreprises d’abattage semblent satisfaites des commandes. Il faut dire que, cette année, la météo était plutôt favorable à la consommation. L’an dernier, il avait fait jusqu’à 32°, un temps plutôt propice aux grillades. En conséquence, faute de débouchés, les enlèvements avaient pris beaucoup de retard et l’engorgement des stocks n’a été résorbé qu’en novembre dernier. Cette année, pour l’heure, il n’y a pas de surplus. La filière a tiré les enseignements de 2015. Les opérateurs ont ralenti les mises en place, pour la Pentecôte comme pour l’été à venir. Les poids de carcasse sont redescendus autour de 135 kg, contre plus de 140 kg l’an dernier. C’est un bon indicateur pour savoir si la filière est en surproduction. Néanmoins, nous gardons un œil attentif sur la filière laitière, dont nous dépendons en grande partie. La fièvre catarrhale ovine et la dégradation des cours des petits veaux bénéficient à nos prix de revient mais ça n’est pas ce que la filière veau de boucherie attend. Sa santé est étroitement liée à celle des producteurs laitiers. La hausse des abattages de vaches laitières est inquiétante car elle impacte le nombre de veaux disponibles.

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

La modestie de l’offre stabilise les prix

Les apports modestes conduisent à une stabilisation des cours en vaches allaitantes et en réformes laitières.