Olivia Le Lamer chef de l’unité des grandes cultures à FranceAgriMer

« L’épisode de sécheresse subi par le Maroc le fait passer aux achats plus tôt que prévu et en quantité très importante. Une aubaine pour les céréales françaises à la recherche de débouchés aussi bien pour l’orge que pour le blé. Les embarquements d’orge vers les pays tiers ont été très dynamiques, notamment grâce à la Chine au début de la campagne. Les exportations sont en hausse de 63 % par rapport à l’année 2015 à la même date. Aujourd’hui, c’est le Maroc qui reprend les achats, avec déjà 160 000 t d’orges fourragères françaises embarquées depuis fin mars. Au 12 avril, 94 000 t s’ajoutent à ce bilan, qui devrait encore s’accroître. On a ainsi revalorisé le poste exportations vers les pays tiers à 4,5 millions de tonnes (Mt). Même constat en blé, qui voit son poste exportations vers pays tiers augmenter à 11,5 Mt (contre 11 Mt en mars) dans l’espoir d’une fenêtre d’importation à droits réduits du Maroc prolongée à la fin de mai. Les importations à droits réduits sont habituellement clôturées au début de mai et rouvertes au début d’août. Cette prolongation possible de leurs importations atteste du besoin important du Maroc en céréales. La France s’achemine vers un stock final de blé de 5,4 Mt. »