Thierry Blandinière Directeur général d’InVivo

« Avec une chute de 30 % de la collecte de blé tendre cette année, nous passons de 20 millions de tonnes de blé tendre français exportées en moyenne chaque année à seulement 10 Mt en 2016, avec des qualités diverses. Pour la première année, la France est sortie du marché international, sans que personne ne s’en rende compte. La surabondance mondiale en céréales compense largement l’absence de la France à l’export. Chez InVivo, nous avons fait le choix de récupérer un maximum de blé meunier en Allemagne, Ukraine et en Pologne, afin d’être toujours présents à l’export. Cela nous permet de ne pas perdre nos clients habituels. Notre objectif est de ne pas disparaître du radar des grands opérateurs et de conserver nos liens commerciaux. Quant aux volumes importants de blés fourragers français, ils seront expédiés vers l’Asie, plus particulièrement la Chine et l’Indonésie. L’an passé, nous avions déjà mis en place cette stratégie, à plus petite échelle, en raison de la germination de blé dans la partie est de la France. Trois bateaux avaient été vendus en Chine à l’époque. Cette stratégie multi-origines et multidestinations nous permettra d’atténuer nos pertes à l’exportation. »