Éric Cachan, président du Syndicat national des labels avicoles de France (Synalaf)

« Les volailles label, sous indication géographique ou bio (1) sont aujourd’hui bien positionnées sur le marché national. À l’avenir, nous n’allons pas « renverser la table. » Néanmoins, il nous faut renforcer notre présence sur certains secteurs. Première piste, la découpe, qui est désormais la présentation la plus achetée par le consommateur. En poulets labels, elle représente 30 % des volumes, mais nous comptons passer à 50 % d’ici dix ans. Une deuxième piste sur laquelle travailler, c’est la restauration hors domicile, en particulier la restauration collective. Il existe de nombreux exemples de responsables de cantines qui achètent déjà du label rouge ou du bio, et qui ne regrettent pas : ils compensent le surcoût par kg en adaptant le grammage des portions et en limitant le gaspillage. Ce débouché est difficile car les interlocuteurs sont très variés : élus, responsables achats, cuisiniers… Mais souvent, il suffit de rencontrer une personne motivée pour vite avancer. Troisième piste à développer : l’exportation vers les pays d’Europe, essentiellement ceux du Nord (Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Suède). Nous n’exportons que 5 % de notre production, nous devons être plus ambitieux ! »

(1) réunies au sein du Synalaf.