Pascal Le Duot Directeur d’Uniporc Ouest

« En 2016, l’activité d’abattage a augmenté de 0,9 % dans la zone Uniporc Ouest (1) par rapport à 2015 (+ 1 % pour les porcs charcutiers et + 0,9 % pour les réformes…). Le poids moyen d’abattage s’établit à 94,55 kg, une hausse de 350 g par rapport à 2015. En vingt ans, les carcasses sont passées de 87 à 95 kg, de façon presque linéaire. Le taux de muscle des pièces (TMP) a lui aussi connu une forte évolution, grâce à la génétique. Malgré l’augmentation du poids, il a continué de progresser, pour s’établir, en 2016, à 60,64 % pour les porcs castrés, et à 61,56 % pour les mâles entiers.

Concrètement, en 2017, on a produit des porcs plus lourds, plus maigres et plus homogènes, ce qui est profitable aussi bien aux producteurs qu’aux abatteurs. La mise en place de la nouvelle grille en 2015, a permis un alourdissement des carcasses (+ 2,21 kg) tout en améliorant le TMP (+ 0,37 %). Mais la différence est encore de près de 2 kg par rapport à l’Allemagne (96,9 kg) et aux Pays-Bas (96,5 kg).

Il faut réfléchir collectivement à une évolution de la grille afin de ne plus pénaliser les animaux les plus lourds (P4). L’objectif serait de faire évoluer les curseurs pour que la plus-value reste identique. »

(1) Bretagne, Normandie, Pays de La Loire, Nord-Picardie, Centre et Poitou-Charentes.