Jules kister Tondeur de moutons

« Le nombre d’acheteurs de laine en suint s’est encore réduit en France, avec la faillite de l’un des principaux exportateurs en début d’année. Le problème de concurrence s’accentue encore au détriment de l’intérêt des éleveurs.

La laine issue de mérinos d’Arles se vend 2 €/kg, soutenue par l’envolée des tarifs en Australie. Ces prix sont légèrement supérieurs à ceux de l’année dernière (1,70 €/kg).

Les laines semi-fines type Ile-de-France ou lacaunes se vendent au maximum 0,80 €/kg, et les laines issues de troupeaux texel conduit en plein air peinent à se vendre à 0,50 €/kg.

La situation est compliquée pour les laines jarreuses (rava, manech ou limousine). Il n’existe pas d’autre débouché que l’export. Leurs tarifs sont à 0,10 €/kg. Certaines toisons ne sont pas payées du tout, car l’Inde, le débouché traditionnel, pour la confection des tapis, semble saturé. Si ces laines de qualité inférieure ne trouvaient plus preneur, les conséquences écologiques pourraient être problématiques. La part travaillée en France ne représente que 10 % de la laine produite, toutes transformations confondues (fil, pull, matelas, isolant). »