La Chine reste l’Eldorado pour nombre d’exportateurs de denrées agroalimentaires. Y vendre ses produits tient néanmoins du parcours du combattant, Pékin affichant une intransigeance redoutable sur la qualité sanitaire de ce qui arrive à ses frontières. À cet effet, le pays dispose d’une administration en charge de ses échanges avec l’extérieur, l’AQSIQ. C’est elle qui délivre les agréments et mène les inspections aux frontières et dans les entreprises candidates. « En 2016, plus de 16 000 entreprises ont déposé des demandes d’importations » pour des produits laitiers, carnés et de la mer, a souligné Zhengguo Cai, directeur de la structure de Shenshen, lors de l’AG d’Inaporc (lire page 18). Pour accroître les échanges, Pékin a lancé le projet de « Nouvelle route de la soie », combinant transports maritimes, ferrés et routiers. De quoi permettre à la France de livrer en 18 jours de la viande fraîche, et non plus congelée, rêvent certains acteurs de la filière !