Le 28 septembre, dans le cadre des négociations d’un accord commercial avec le Mercosur (1), la Commission européenne a proposé d’octroyer un contingent tarifaire annuel de 70 000 tonnes équivalent carcasse de viande bovine, à parts égales entre viande fraîche et congelée. Les défenseurs de la filière bovine française sont aussitôt montés au créneau, estimant que cette porte ouverte au Mercosur torpillera l’économie déjà fragile de la production. « Comme les viandes canadiennes, les viandes sud-américaines ne répondent en aucun point aux attentes des consommateurs, que ce soit en termes de traçabilité, de sécurité sanitaire, d’environnement et de protection animale », assure Interbev, pour qui « l’exclusion définitive de la viande bovine de tout accord commercial entre l’UE et le Mercosur est non négociable ».

(1) Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Venezuela, et cinq pays associés : Chili, Colombie, Pérou, Équateur et Bolivie.